Le principe de rencontres-débat entre les responsables de la direction de l'éducation et tous les partenaires du secteur autour de la question de la vacation continue a été retenu lors de la réunion, qui a regroupé les responsables de l'éducation et le syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (SNAPEST).
L'objectif est de faire un état des lieux et tirer les enseignements de l'expérience entamée l'année dernière, à titre pilote au niveau de 25 lycées et 48 CEM consistant à dispenser les cours, de 8 h 00 à 14 h 00 avec le bénéfice de la restauration sur place. Au lancement de cette opération et selon les estimations de la direction de l'Education, le coût total de ce nouveau système de scolarité devait atteindre 610 millions DA. La généralisation de ce système devait s'effectuer progressivement et en fonction des résultats acquis. Mais, selon un représentant du SNAPEST, si aucune évaluation n'a été faite au niveau officiel, un constat exhaustif a été effectué par ce syndicat et qui a révélé qu'au final, seule une trentaine d'établissements ont pu appliquer ce système, mais avec plusieurs insuffisances. Rappelons que si au départ, les chefs d'établissements sélectionnés devaient appliquer cette nouveauté, la direction de l'éducation, face aux premières difficultés, avait donné la liberté de décisions pour chaque chef d'établissements et nombreux ont été contraints de revenir au système classique. De leur côté, les associations de parents d'élèves se sont élevés contre cette démarche qu'ils ont qualifiée d'irréalisable et ce pour plusieurs raisons. Primo, l'inexistence de cantines scolaires et l'alternative de servir des repas froids a été refusée même si elle était temporaire. Deusio, l'argument avancé par les initiateurs de ce nouveau système à savoir, permettre aux élèves de consacrer suffisamment de temps pour mener à bien leurs activités scientifiques, culturelles et sportives n'a pas été convaincant, car comment bien suivre les cours avec des ventres creux ou mal nourris. Devant, cette situation contraignante également pour les parents, notamment qui travaillent à deux, inquiets pour leurs enfants qui se retrouvent dans la rue alors qu'eux, ils ne regagnent le domicile que vers 17h. Rappelons que le premier clash a été vécu dans plusieurs établissements, notamment du secondaire, où des élèves ont observé des sit-in de protestation pour annuler la vacation continue et, ce en préconisant des mesures préalables telles la réduction du temps des séances, l'augmentation du temps accordé à la pause pour la restauration et, l'ouverture de cantines scolaires pour bénéficier de repas chauds. En somme, sa mise en 'uvre est qualifiée d'improvisée et sans fondements pédagogiques par un grand nombre d'enseignants et d'élèves. Même du coté des syndicats, cette nouveauté n'a pas fait l'unanimité et a été décidée au moment, où les résultats pédagogiques, notamment aux examens, étaient insuffisants. Le recours à facebook, en tant qu'espace d'expression libre pour les élèves, a permis de conclure que la vacation continue était décriée de partout. Du côté officiel aussi bien local que central, la non reconnaissance de l'échec et l'obstination à appliquer coûte que coûte cette formule a eu des résultats catastrophiques. Cette expérience ratée survient après deux autres échecs qu'a connu le secteur de l'éducation à Oran à savoir les séances de 45 minutes dans certains établissements du moyen, qui a été suspendue après quelques jours seulement et l'ouverture des classes sport et études au niveau de 3 CEM. Expérience qui a été également en deçà des résultats escomptés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com