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Ecole des Sourds-muets Ouari Nacer : L'inquiétude des parents d'élèves



A la veille de la rentrée scolaire, l'inquiétude gagne les parents d'élèves de l'école des sourds muets Ouari Nacer dans le quartier de Gambetta. Jusqu'à présent, rien n'a filtré quant au maintien de la classe de première année moyenne ouverte difficilement l'an dernier après de nombreuses démarches entreprises par ces parents.
En effet, pendant des années, la scolarité de ces enfants était assurée jusqu'à la cinquième année dans cet établissement spécialisé pour être réorientés vers d'autres collèges d'enseignements moyens. Une affectation qui n'était pas de tout repos pour ces élèves car ils n'arrivaient pas à s'adapter dans une classe de 35 à 40 collégiens. Cette situation a contraint les parents d'élèves à prendre en charge le dossier et à solliciter les instances locales pour l'ouverture d'une classe de première année moyenne afin d'éviter cette rupture brusque à ces écoliers et leur permettre de suivre leur cursus scolaire dans de meilleures conditions. Ainsi et après plusieurs démarches, cette préoccupation a été prise en considération et une classe de première année moyenne a été ouverte au sein de l'école.
Une démarche qui a porté ses fruits pendant toute une année car les collégiens ont pu suivre leur première année sans aucune ambiguité a noté, hier, un parent d'élèves. Mais au grand désespoir de ces parents, les seules classes disponibles cette année pour maintenir la scolarité continue de ces collégiens sont occupées par le secteur urbain d'Es-Seddikia et les scouts musulmans a ajouté notre interlocuteur. Une situation qui met dans l'embarras de nombreux parents d'élèves qui ne savent plus quoi faire dans de tels cas. «Nous avons contacté le directeur des affaires sociales et la directrice de l'école et c'est la réponse qui nous a été donnée indique-t-on. En l'absence de classes, l'avenir des inscrits en première année moyenne est incertain à j-1 de la rentrée scolaire. Ceux ci risquent de se sentir lésés quant à leurs camarades de l'an dernier qui ont eu la chance de rester dans leur propre école.
Pourquoi une telle déstabilisation alors que des efforts considérables ont été entrepris pour rouvrir cette classe se sont interrogés les concernés. Ils interpellent les plus hautes instances et à leur tête le wali d'Oran pour que des mesures d'allègement et d'accompagnement soient instaurés pour l'épanouissement de ces élèves. Les concernés demandent que cette classe de première année soit rouverte pour toujours, une doléance qu'ils jugent légitimes alors qu'Oran devait disposer d'un CEM pour sourds muets comme est le cas à Constantine et Alger qui a même son propre lycée .
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