Oran - Revue de Presse

Régie communale de transport: 90 travailleurs dans une impasse



Les travailleurs de la régie communale autonome des transports urbains d'Oran (RCATUO) viennent de lancer un appel au président de l'APC d'Oran pour intervenir et régler, une fois pour toutes, le problème en suspens de plus de 90 travailleurs. Dans une correspondance transmise au maire, accompagnée d'une pétition signée par plus d'une quarantaine de travailleurs, ces derniers demandent l'application des décisions prises lors des dernières rencontres avec les responsables concernés, notamment celle relative au départ volontaire. Selon des travailleurs qui se sont déplacés, hier, au siège de notre rédaction, les signataires de la pétition n'arrivent plus à supporter un calvaire qui dure maintenant plus de 17 mois, date de la fermeture de la régie. « Comme il a été décidé par le Conseil de gestion, et conformément à la convention collective qui prévoit des départs volontaires avec trois mois de salaire pour chaque année d'exercice dans la régie, nous interpellons le premier responsable pour intervenir et appliquer ces résolutions », indiquent les travailleurs. Nos interlocuteurs affirment que malgré les sit-in et autres rassemblements de protestation, rien n'a été fait pour régler ce problème. « Après de nombreuses actions de revendication et de protestation, les arriérés de salaires de 14 mois ont été réglés en décembre 2007 et, depuis cette date, notre situation est restée dans le flou », soulignent les travailleurs. Ces derniers rappellent, à l'occasion, que la majeure partie des travailleurs n'arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs familles et n'ont d'autre espoir que l'intervention du maire. « Puisque aucune mesure de redressement de la régie ne sera prise, et que sa dissolution a été décidée, il faut bien qu'ils nous accordent les départs volontaires », indiquent les travailleurs qui précisent qu'il s'agit là d'une revendication à maintes fois réitérée, mais qui n'a toujours pas trouvé d'échos auprès des responsables concernés. Sans salaires et avec de sombres perspectives, les travailleurs ne savent plus à qui s'adresser pour régler définitivement ce problème. « Nous nous sommes déplacés, mercredi, au siège de l'APC, pour exposer nos doléances et remettre une copie de la lettre au maire. Au niveau de l'hôtel de ville, on nous a informés que l'administrateur, qui doit prendre en charge le problème, se trouve actuellement à l'étranger et qu'on devrait attendre son retour », soulignent nos interlocuteurs.
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