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Rallumage d'un nouveau four et rénovation d'un autre à Alver : Des investissements lourds pour reconquérir le marché algérien



L'après-midi de dimanche a été un point d'orgue dans l'histoire de la Verrerie d'Oran, version Saint-Gobain, avec le rallumage d'un four nouvellement installé en plus d'un autre qui a été rénové. Pour marquer cet évènement, la direction de la Spa Alver a fait appel au plus ancien ouvrier de l'unité, aujourd'hui retraité, ainsi que le plus jeune agent. Pour de plus amples détails sur cette nouveauté, Pierre Lacout, le directeur général, nous précisera que "ce four est un équipement moderne et ce, conformément à l'accord de partenariat qui prévoit un investissement de 14 millions d'euros. Cette enveloppe a été dépassée et 18 mois après l'entrée en lice du groupe Saint-Gobain, 18 millions d'euros ont été investis". Le même responsable dira que par rapport à la gamme de production d'Alver, "cette mise à niveau, qui répond aux normes requises, permettra de multiplier par quatre cette gamme qui sera destinée dans un premier temps aux besoins du marché algérien qui, après le déclin d'Alver, a été accaparé par non seulement de petites unités, mais également par des producteurs étrangers, en l'occurrence de Tunisie, d'Egypte, d'Espagne et du Portugal". Actuellement, devait préciser M. Lacout, Alver n'occupe que la 3e place sur le marché algérien. A une question relative aux ambitions d'Alver, son premier responsable déclare que "l'objectif est double. Primo, devenir le premier opérateur au Maghreb et deusio, atteindre les 80% des parts du marché national". L'avantage de ce partenariat réside également dans la force de chaque entreprise, à savoir ses compétences et à ce sujet, le DG dira "que seuls deux cadres de l'entreprise sont français, et le reste de l'encadrement aussi bien administratif que technique a été puisé dans le personnel algérien". Cette démarche tend à permettre au personnel algérien d'acquérir le savoir-faire, qui demeure, à juste titre, le second volet de l'investissement avec en 18 mois, pas moins de 40.000 heures de formation au profit du personnel, une formation qui a nécessité la mobilisation d'une enveloppe de 1,5 million d'euros et ce dans les domaines du technique, de sécurité, de management et de méthodes de production. Ceci a été concluant à l'issue de la mise en service au début de septembre dernier d'une ligne de production, avec une maîtrise technique des équipes algériennes qui ont suivi une formation durant un mois et se sont appropriés le savoir-faire. Rappelons qu'Alver s'est engagé en matière de création d'emplois par le biais du dispositif du DAIP qui prévoit, entre autres, la titularisation de 80% des recrutés après 18 mois d'exercice. Concernant l'encadrement, M. Lacout considère que la compétence existe mais qui doit être consolidée en se confrontant aux nouvelles technologies ainsi que le sens des méthodes de préparation, un aspect qui est pris en considération.
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