Oran - Revue de Presse

Quatre morts Nouvel attentat à la voiture piégée à Beyrouth



La série d'assassinats de hauts responsables libanais continue d'endeuiller le Liban. Dernier attentat en date, hier à Beyrouth. Une voiture piégée a explosé tuant un haut responsable de la sécurité libanaise et plusieurs autres personnes. «Le capitaine Wissam Eid, un haut responsable des Forces de sécurité intérieure (FSI), et son garde du corps ont été tués dans l'explosion», a affirmé, à l'AFP, une source au sein des services de sécurité. Deux autres personnes ont péri dans l'attentat survenu peu après 10h00 locales sur une route très fréquentée du quartier résidentiel et commercial chrétien de Hazmieh, à l'est de Beyrouth, selon la Croix-Rouge libanaise. D'autres sources ont avancé un bilan provisoire de 10 morts. L'explosion de la voiture piégée a fait également 38 blessés. Le dernier attentat au Liban remonte au 15 janvier et avait visé une voiture de l'ambassade des Etats-Unis près de Beyrouth, tuant trois civils. Depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri, en février 2005, plus de 17 attentats ont eu lieu au Liban, selon un bilan dressé par les agences de presse. Responsable des services de renseignement aux FSI qui dépendent du ministère de l'Intérieur, Eid, 31 ans, enquêtait sur plusieurs attentats survenus, ces dernières années, au Liban, selon l'AFP. Eid avait échappé de justesse à une attaque à la grenade contre son domicile à Beyrouth, en février 2006. Selon un ancien membre de la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafik Hariri, en 2005, «Eid avait fourni des informations à la commission» d'enquête. L'explosion de la voiture a plongé le Liban dans le deuil et aggravé la crise politique et le climat d'incertitude qui règne dans ce pays depuis plusieurs années. Le Liban est sans chef d'Etat et le gouvernement est handicapé depuis la démission, il y a plus d'un an, de tous les ministres de l'opposition. Un conflit sur le partage du pouvoir et une crise de confiance entre la majorité dite antisyrienne appuyée par l'Occident et l'opposition soutenue par Damas et Téhéran, font perdurer le blocage politique qui empêche l'élection d'un président de la République. L'attentat est intervenu avant une réunion ministérielle, dimanche, de la Ligue arabe qui doit entendre le rapport du chef de l'organisation Amr Moussa sur sa récente médiation au Liban et qui a abouti à une impasse. Comme à chaque attentat au Liban, le chef de la majorité parlementaire antisyrienne, Saâd Hariri, a pointé du doigt la Syrie comme étant responsable de l'aggravation de la crise libanaise. Cet attentat «nous pousse à appeler, encore une fois, la Syrie à cesser ses ingérences au Liban et nous pousse à faire échec au plan de mainmise syrienne sur l'indépendance de notre pays». Damas a condamné l'attaque l'attribuant aux «ennemis du Liban». L'attentat de Hazmieh a fait d'importants dégâts et un cratère de 5 m de diamètre. Des ambulances, sirènes hurlantes, se sont dirigées vers le lieu de l'explosion d'où se dégageait un grand nuage de fumée noire et où la police ramassait des restes de corps humains.
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