De la restauration rapide et... des intoxications
Le nombre de fast-foods, version gargotes, ne cesse de proliférer à Oran. Un phénomène qui défie toute logique commerciale au point de se demander si nous ne sommes pas devenus de simples tubes digestifs. Ces gargotes qui proposent des sandwichs spéciaux à même de calmer la panse à des prix alléchants, du moins pour ceux qui n’ont pas les moyens de se permettre un repas décent, mais le plus souvent de qualité douteuse. Que ce soit à Haï Oussamah (ex-Boulanger), au niveau de la rue des Jardins à Sidi El-Houari, à M’dina J’dida, au centre-ville (les rues Larbi Ben M’hidi et Khémisti) ou encore à proximité de l’ENSET et l’Université d’Oran, soyez sûrs de trouver quelque chose à mettre sous la dent, (des frites-omelettes, des frites avec viande hachée, des grillades surtout). Néanmoins, ce qui est certain, est que l’aspect hygiénique est rarement respecté, comme le dit avec un sentiment de dépit, un médecin qui explique que les risques sont énormes et une salmonellose est vite contractée dans ces lieux de restauration rapide. «Les denrées les plus exposées aux bactéries (la salmonelle) sont la viande hachée et les merguez, qui restent parfois plus de 24 heures sur les étals de fortune, y compris les comptoirs frigorifiques. Là encore, il y a beaucoup à dire sur l’absence de civisme et de savoir-faire, en matière de conservation des viandes», dira-t-il. Le témoignage d’un travailleur sera encore plus édifiant car ayant «mangé des microbes» dans un fast-food à Haï Oussamah. «A voir l’aspect extérieur, on se croirait dans un commerce propre. Pourtant, j’ai failli crever après avoir mangé des frites et des brochettes de foie. Ce qui est sûr et certain, est que ni l’huile de friture et encore moins les brochettes, n’étaient de bonne qualité. Malheureusement, l’hygiène, qui fait toujours défaut, est l’une des règles de jeu de ce métier». Il faut dire aussi que le nombre des intoxications alimentaires, suite à la consommation de viandes hachées et pâtisseries, enregistrées l’été dernier au niveau du CHUO était très important, en moyenne une vingtaine par jour, comme en témoigne un résident. Plus de 165 cas ont été enregistrés l’année dernière, nous informe-t-on de sources concordantes.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com