Oran - Revue de Presse

Oran - Leur origine est inconnue mais le risque est, lui, très réel



Des champignons sauvages en vente libre à M’dina Jdida «Les gens sont inconscients, ils achètent, auprès de commerçants informels, des champignons dont ils ne connaissent ni l’origine ni la nature», s’indigne un citoyen, jeudi dernier, au marché de légumes à M’dina J’dida. En effet, plusieurs vendeurs exposaient des champignons à la vente libre, «des champignons tout frais», lançaient-ils à la criée pour attirer la clientèle dont bon nombre s’empressait pour en acheter vu que le prix était très attractif: 50 DA le kilogramme. D’autres citoyens, par contre, se sont montrés très réticents. Ceux-là ont toujours en tête le drame qui a touché des dizaines de familles dans la wilaya de Bordj Bou-Arreridj, il y a à peine une semaine de cela, suite à la consommation de champignons vénéneux. Pour rappel, 39 personnes ont déjà été hospitalisées dans cette wilaya pour intoxication, due à la consommation de deux espèces de champignons toxiques. Trois d’entre ces personnes hospitalisées, deux enfants de 8 et 11 ans et une femme de 24 ans, sont décédées. Les personnes intoxiquées sont originaires de deux localités relevant de cette wilaya et auraient consommé des champignons qu’elles croyaient bien connaître, puisqu’ils avaient été cueillis, comme d’habitude en cette période de l’automne, dans les bois par leur propre soin. «Il est inconcevable pour moi d’acheter ces champignons et de les ramener à ma famille, surtout quand on ne sait pas d’où ils proviennent et s’ils sont ou non toxiques», a déclaré Zohra, une mère de famille. Pour sa part, Mohamed, un habitué du marché avancera «Au marché, il faut être vigilant car il y a des commerçants sans scrupules qui peuvent vous vendre même du poison. Les champignons, je préfère les acheter en conserve au lieu de ceux qui sont, soi-disant, fraîchement cueillis et ce, juste pour berner les clients». En effet, pour ramasser les champignons, il faut être en mesure de les reconnaître, de faire la différence entre les bons et les mauvais, les toxiques et les non-toxiques. Il faut savoir que des recherches ont prouvé qu’il n’existe qu’un petit nombre de champignons mortels (une quinzaine) et toutes les autres sortes peuvent être comestibles. A Bordj Bou-Arreridj, une campagne de sensibilisation est menée à travers toutes les communes, dans le but de sensibiliser les citoyens autour des dangers liés à la consommation de champignons sauvages. A Oran, selon les habitués du marché de M’dina J’dida, les services de contrôle doivent être très vigilants avec toutes ces sortes de champignons exposés à la vente et dont la majorité des vendeurs ignore la provenance. En fait, un des vendeurs, interrogé sur l’origine du produit qu’il expose, c’est-à-dire des champignons, dira «Un fournisseur m’a remis cette quantité à bon prix, j’essaie donc d’en tirer profit. On ne va pas vendre du poison aux gens et puis personne ne s’est jamais plaint d’intoxications!»   Hafida B.
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