147 parkings et lieux de stationnements en étude
Sur les 172 propositions de création de parkings et lieux de stationnement établis par les 12 secteurs urbains de la ville d’Oran, 25 ont été jugés irrecevables pour des raisons de faisabilité alors que les autres attendent les délibérations de la commission communale de la circulation. C’est ce que rapporte le chargé de la communication au niveau de l’APC d’Oran selon qui «les 147 propositions retenues sont en cours d’études au niveau des commissions mises sur pied et qui sont constituées des divisions des affaires économiques et celle de la voierie et circulation». Les 25 dossiers rejetés, apprend-on, l’ont été pour des raisons de non-conformité des lieux, notamment ceux situés à proximité de lieux sensibles tels que les hôpitaux où le stationnement cause une gêne pour les accès principalement dans ce cas aux ambulances. Pour rappel cette opération vient suite aux instructions du ministère de l’Intérieur contenue dans la circulaire 21/06 relative à la réglementation et la gestion des parkings et lieux de stationnement dont les rentrées financières ont été totalement négligées par les communes. Parmi les principaux critères retenus par la commission en charge du dossier, il y a la surface du site, la capacité d’accueil ainsi que la zone du parking et le lieu de stationnement. Des critères qui ne sont nullement respectés à Oran où l’anarchie et l’affrontement entre automobilistes et gardiens, armés de gourdins, font partie du paysage quotidien de la ville. Une automobiliste, fonctionnaire de son état, dira à ce propos: «A croire que la chaussée n’appartient plus à la ville: il faut payer 20 dinars le stationnement pour aller acheter une baguette de pain à 10 dinars!» Un autre automobiliste tout aussi choqué dira de son côté:Â «A voir un gardien avec un gourdin en plein centre-ville et devant des policiers, cela ne fait que confirmer qu’il y a une insécurité générale qu’on n’est pas capable de maîtriser.» Cela étant, des opérations similaires qui concernent directement la ville et son citoyen ne peuvent convenablement aboutir si des acteurs dont les avis sont d’une importance capitale sont marginalisés. Sous d’autres cieux, les décisions sont prises sur la base d’avis d’experts de diverses branches tels que les architectes, les sociologues et les artistes décorateurs si toutefois il y a une volonté réelle de vouloir aboutir à ce qu’une ville comme Oran se hisse au même statut des grandes villes du pourtour méditerranéen.
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Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com