Oran - Revue de Presse

Privatisation : Les remises en cause de Bouteflika



De grands reproches aux gestionnaires des collectivités locales mais aussi à ceux de l'investissement et la privatisation.

Le tout, le président de la République l'a servi lors de sa première rencontre avec les élus locaux où une timide «ouhda thalitha » a fusé mais a été curieusement étouffée.

Hier, la coupole du complexe Mohamed Boudiaf a affiché complet de par l'important nombre d'élus conviés à une rencontre avec le président de la République. En plus des 1.541 présidents des Assemblées communales, il y avait ceux des Assemblées de wilaya, les walis, les chefs de daïra, les cadres de l'administration locale, ceci sans compter le gouvernement dans sa totalité et les responsables d'importantes institutions, comme le général major Gaïd Salah et les présidents du Parlement.

Bouteflika était, hier, en grande forme pour avoir discouru pendant un peu plus d'une heure et être sorti du texte — comme dans ses grands jours - pour fustiger certains gestionnaires des affaires de l'Etat. « 530 milliards de dinars ont été dépensés de 1999 à 2008, ce qui équivaut à 50 milliards de DA chaque année contre 8 seulement de 1962 à 1999 », a été l'une de ses premières critiques de la manière avec laquelle a été géré le pays. Ce sont aussi les premiers éléments que Bouteflika a mis en avant pour faire le bilan de ses deux mandats présidentiels. C'est à partir de là que sa diatribe commence. « Les réalisations ne doivent pas être une fin en soit », a-t-il dit pour souligner qu'elles ne bénéficient pas de suivi, d'entretien et de maintenance. « C'est un problème national, ça ne relève pas du gouvernement, des walis ou des communes, c'est un mal national global », a-t-il lâché. « Il faut qu'on se corrige ! Regardez les universités, elles ressemblent à ce qu'ont laissé les Romains comme vestiges, le reste est pareil », continue-t-il.

Les hôtels au sud n'ont, selon lui, pas été épargnés. « Regardez ce qu'ils sont devenus, ni le secteur public n'en prend soin - et ce n'est pas à lui de le faire - ni le secteur privé ne le fait », s'est-il plaint. « Nous sommes dans un curieux pays », lance-t-il. Son exemple : « si l'Etat ne construit pas de cinéma, aucun privé ne le fait. Si le privé c'est la limonaderie et la semoulerie, on est rassasiés ! » s'exclame-t-il. Le chef de l'Etat tombe à bras raccourci sur l'Agence nationale du développement de l'investissement (ANDI).

Temmar en point de mire

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