Oran - Revue de Presse

Bouteflika à l'adresse des maires : On n'attend pas les prochaines élections pour se rapprocher des citoyens



Le président de la République a tenu à clôturer hier à la coupole Mohamed Boudiaf, le cycle de formation dont ont bénéficié les P/APC et autres personnels des collectivités locales.

C'est, paraît-il, contre toute attente que le président a tenu à rencontrer les responsables des collectivités locales dans toute leur composante. Bouteflika parlera formation et encadrement. Il rappelle l'existence du statut des personnels des collectivités locales. Il a estimé à 6 le nombre de structures de formation à construire pour les personnels locaux. «Il y en aura 11 prochainement pour 9.000 places pédagogiques, et s'il faut plus on le fera», promet-il. Son rappel «l'Ecole nationale d'administration a été placée sous la tutelle du ministère de l'Intérieur pour mieux satisfaire les demandes de l'administration publique locale.» Une école pour les ingénieurs territoriaux va aussi être créée. Le président revient sur la formation des P/APC pour leur demander «faites votre évaluation, vos propositions, vos remarques pour en faire bénéficier le ministère de l'Intérieur.» Il estime que «les citoyens ont besoin qu'on les écoute, ça leur rend l'espoir et les rassure.» Pour lui, «le plus tragique est qu'on ne s'aime pas les uns les autres.» Il en veut pour preuve que «on dit souvent regardez la voiture qu'il a achetée, la maison qu'il a construite, il a donc volé alors que d'où tu détiens ça doit être demandé à tout le monde.» Il veut «qu'on sorte du tribalisme.» Des éloges, il en a fait pourtant. Le président souffle ainsi le chaud et le froid. «Rares sont les pays qui peuvent arriver à ce qu'on est arrivés et ce qu'on a pu faire de 99 à ce jour», a-t-il souligné. Du coup pour lui «nous ne sommes pas moins développés que tel ou tel pays. Qu'on compare l'éducation, la santé, le logement, les routes, les barrages, l'urbanisme avec les pays qui ont les mêmes moyens que nous.» Faisant fi de toutes les critiques qu'il a avancées en premier, Bouteflika estime que «notre tête est haute.» Et en vient à la presse «une certaine presse, pourtant considérée comme amie nous chatouille parfois par des articles mais par d'autres, elle nous tape dessus et nous met par terre. Ces articles sont peut-être pour augmenter le tirage et vendre plus. Un pays se construit avec ses hommes et ses femmes et non par des articles ni ceux qui nous tombent dessus ni d'ailleurs ceux qui nous chatouillent.» Il demande «un saut de jalousie de nos jeunes pour que le pays ne sombre pas.» Pour lui, «ce n'est pas logique que nos jeunes ne voient que le portable ou tout ce qui est informatique, c'est bien mais il faut qu'on apprenne comment les utiliser.»

Le président explique
le nouveau découpage administratif

Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)