
L'Algérie n'est pas un marché, c'est un partenaire économique essentiel, notre premier en Afrique en 2012 d'ailleurs», affirmait à El Watan (édition du 28 mai 2013), la ministre du Commerce extérieur français, Nicole Bricq, à la faveur de sa visite en Algérie pour coprésider le 1er Forum de partenariat algéro-français, les 28 et 29 mai 2013.«Les secteurs visés répondent aux demandes algériennes, notamment dans les domaines de l'automobile et du BTP ainsi que des priorités d'actions du ministère du Commerce extérieur, autour des familles de produits et services du ??mieux se nourrir'' et du ??mieux de soigner''», précisait le ministère du Commerce extérieur. Pour sa part, l'Algérie a besoin de sortir de l'économie de la rente et de la dépendance des hydrocarbures. C'est le discours officiel depuis l'indépendance.Aujourd'hui, un nouveau modèle économique basé sur un appareil industriel productif diversifié s'impose. La volonté affichée par le gouvernement algérien dépassera-t-elle les simples déclarations d'intention ' A-t-il une vision clairement définie ' Une stratégie ' Un programme ' Une politique audacieuse d'incitation à l'investissement productif national et étranger ' Quelle part pour le secteur privé algérien ' Pour l'industrie manufacturière ' Les verrous bureaucratiques et réglementaires vont-ils être définitivement levés ' Les hommes d'affaires français, mais pas seulement, n'ont de cesse de se plaindre des lourdeurs de l'administration algérienne, ce qui doit nécessairement conduire le gouvernement à s'atteler à cette «dictature de la bureaucratie» (selon les termes de Abdelmalek Sellal), véritable frein à la création d'entreprises par les nationaux et à l'investissement étranger.«C'est notre grand problème, c'est notre difficulté majeure, c'est ce qui fait que nous avons quelques difficultés dans tous les domaines, que ce soit dans le secteur bancaire ou autre.» Selon le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Réda Hamiani ? qui a déploré que nombre de projets «traînent» au niveau du Conseil national de l'investissement (CNI) ?, il suffirait, pour alléger l'acte d'investir, d'une simple loi au lieu d'un dispositif institutionnel de deux organismes qui «bloquent». Le délai moyen pour la concrétisation d'un projet dépasse les trois ans, a-t-il relevé lors des travaux du 2e congrès de l'Ordre national des experts-comptables, le 9 décembre l'hôtel El Aurassi. Les principaux projets réalisés ou inscrits au chapitre du partenariat algéro-français concernent essentiellement de grandes entreprises françaises et des sociétés publiques algériennes. Pour ne citer que l'entrée en service du métro d'Alger géré par la RATP en novembre 2011, par la pose de la première pierre de la nouvelle usine de Sanofi-Aventis le 26 septembre dernier à Sidi Abdallah, le démarrage de l'usine Renault de Oued Tlélat (Oran) en septembre dernier, ou encore le lancement de la construction d'un complexe de vapocraquage d'éthane entre Total et Sonatrach et d'une usine de ciment par Lafarge.Toutefois, il convient de noter le projet de réalisation d'une coentreprise de développement de systèmes d'information hospitaliers par les groupes Medasys et Hasnoui pour équiper le CHU d'Oran, la mise en place d'une société conjointe de fabrication de sutures chirurgicales basée à Tizi Ouzou par les entreprises française Peters Surgical et algérienne Vicralys.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadjia Bouzeghrane
Source : www.elwatan.com