Les habitants se rabattent sur les «clandestins»
Le problème de transport est devenu un véritable casse-tête au niveau des localités de Sidi Benyebka et d’El Mohgoun, à tel point que les habitants sont contraints de se rabattre sur les moyens de transport clandestins pour vaquer à leurs occupations.
Une situation qui dure depuis trois années après que les transporteurs, au nombre de 50, eurent déserté cette ligne au profit d’autres dessertes, jugées plus rentables. Une situation est-il pénible de l’écrire, qui n’arrange pas les populations de ces localités, relevant de la daïra d’Arzew, pratiquement enclavées, et qui trouvent du mal à assurer leurs déplacements et qui, plus pénalisent leurs modestes bourses. Un argument supplémentaire ayant poussé le président de l’APC de Sidi Benyebka, à briser le silence, en demandant aux instances locales ainsi qu’à l’administration des transports de la wilaya, d’intervenir en urgence pour en finir avec le phénomène des «clandestins», de plus en plus coûteux et risqué, ou à défaut, trouver une solution médiane à cet épineux problème de transport. Il faut croire qu’une simple mobilité, un aller retour par un taxi clandestin, Sidi Benyebka - Arzew, coûtera, au bas mot, à quelques 100 da, par personne, et ce, en l’absence de moyens de transport collectifs, qui, rappelons-le, préfèrent desservir d’autres lignes pour des raisons de rentabilité. Ce problème qui a été soulevé lors du dernier briefing hebdomadaire, a vite fait réagir le directeur des transports de la wilaya d’Oran, qui entend trouver dans les tous prochains jours une solution médiane, en essayant d’intégrer un système de flexibilité permettant à un certain nombre de «clandestins», désireux d’exercer dans un cadre légal, par l’octroi d’un agrément qui leur permet de desservir cette ligne ou encore l’octroi d’une ligne supplémentaire à l’opérateur d’Arzew qui dessert cette région. Une approche qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque le P/APC lui-même a applaudi la mesure, en attendant qu’elle soit opérationnelle sur le terrain. Il faut croire que la situation actuelle, celle des habitants de Sidi Benyebka n’attend pas, compte tenu de leur précarité. Des habitants, notamment des lycéens et des étudiants continuent à subir un certain nombre de disparités, comme l’enclavement et la marginalisation, et ce n’est pas tout lorsqu’on sait que la localité de Sidi Benyebka, demeure l’une des communes les plus pauvres de la wilaya. La situation est doublement pénalisante pour ces populations qui sont forcés de faire tout un détour, en passant par El Mohgoun, pour aller à Arzew ou encore Hassi Mefsoukh et Gdyel, avec tout ce que cela suppose comme crise de moyens de transport. Une crise passagère, comme l’a laissé entendre le directeur des transports de la wilaya qui a parlé de la future ligne de chemin de fer Es sénia-Arzew, appelée à désenclaver toute la région. Un projet qui toucherait à sa fin, à en croire ce responsable et qui permettra de transporter des milliers de passagers jours.
S.Z. et F.S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com