Oran - Revue de Presse

Gâteaux traditionnels



Une industrie qui rapporte gros Les gâteaux de l’Aïd El Fitr s’imposent, c’est une tradition que l’on ne peut dépasser ou ignorer s’accordent à dire les femmes, toutefois nombreuses sont celles qui ne confectionnent plus ces gâteaux, elles préfèrent les acheter. «Moins de tracas, moins de besogne et économie d’argent», diront des femmes qui ont passé commande pour plusieurs types de gâteaux, auprès de différents magasins qui se sont spécialisés dans la confection de gâteaux traditionnels à travers la ville d’Oran, c’est carrément une industrie du gâteau traditionnel qui fleurit et qui semble être l’une des plus fructueuses. En effet, au niveau des quelques magasins renommés de la ville, des centaines de commandes ont été passées et ce, depuis la première semaine du mois de ramadan. Au boulevard Max marchand se trouve le premier magasin de vente de gâteaux traditionnels à Oran, ce magasin a ouvert depuis bientôt 10 ans et sa gérante nous dira «On ne prend plus de commande et il n’y a plus de gâteaux disponibles à la vente, toutefois pour celles qui n’ont pas eu le temps de passer commande, des gâteaux seront disponibles ce jeudi». L’on apprendra qu’au niveau de ce magasin, une moyenne de 40 commandes par jour est enregistrée, depuis le début du mois de ramadan. Interrogée sur la catégorie de femmes qui passent commande, notre interlocutrice dira «Révolu est le temps où c’était uniquement les femmes actives qui passaient commande pour les gâteaux de l’Aïd, on compte actuellement parmi la clientèle, plus de femmes au foyer». En effet, une de ces femmes dira «Ramadan a été pénible et à sa fin, on se retrouve exténuée, n’ayant pas la force pour la confection des gâteaux qui, elle, n’est pas aussi de tout repos». D’autres femmes rencontrées au moment où elles récupéraient leur commande, diront «Acheter des gâteaux traditionnels est plus économique et puis au moins en achetant les gâteaux, on ne risque pas de les rater». Il faut savoir que le prix du kilogramme de gâteaux secs varie entre 300 et 400 D.A. quant aux gâteaux aux amandes et aux noix, ils sont cédés par pièces, à raison de 30 à 35 D.A. l’unité. «Pour 2.500 D.A., on peut avoir une variété de bons et beaux gâteaux à présenter à ses invités le jour de l’Aïd El Fitr», dira une ménagère. Une vielle femme, interrogée à ce propos, dira pour sa part «Les femmes ne sont plus aussi habiles dans leurs foyers qu’elles l’étaient, elles cherchent les solutions faciles et oublient qu’elles sont en train de rompre avec les traditions qui font le charme du mois ramadan». Puis, elle ajoutera, «La confection des gâteaux de l’Aïd était en elle-même une fête, les voisines se rassemblaient dans une seule maison et s’entraidaient pour faire des gâteaux, il y avait même une concurrence entre elles, et c’était à qui aura les plus beaux gâteaux à présenter et à qui réalisera le plus grand nombre de gâteaux. C’est désolant et vous voyez le résultat, il y a une génération de femmes qui ne savent même pas faire cuire un œuf car les mamans ne les incitent pas à cuisiner ou à apprendre à confectionner les gâteaux». Cette vieille femme dira avoir confectionné le «Kahk» et le «torno» oranais et que ses filles et belles-filles ont réalisé les gâteaux traditionnels, plutôt modernes.
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