Des retards et des interrogations
Le permis de construire dans la capitale de l’Ouest est devenu un problème récurrent pour de nombreux investisseurs locaux. La triste réalité est que de nombreux hommes d’affaires attendent impatiemment cet acte d’urbanisme depuis des années.
Une situation qui interpelle les responsables de l’urbanisme au plan local, appelés à réagir face à ces inerties, surtout lorsqu’on sait que huit ans après l’approbation du plan directeur d’aménagement et de l’urbanisme( PDAU) en 1998, seuls trois plans d’occupation du sol(POS), celui de Haï Cheklaoua, d’El Othmania, et d’Oran est, ont été achevés sur les vingt-six prévus pour la ville d’Oran. Une ville musée dont les ambitions risquent d’être contrariées malgré le formidable changement qui est en train de s’opérer à tous les niveaux afin de stimuler l’investissement. Contacté à ce sujet, M.Mébarki, responsable de la division communale de l’urbanisme et de la planification et qui pousse la franchise dans ses derniers retranchements, avoue qu’il y a une lenteur inexpliquée dans la mise en œuvre de ces instruments d’urbanisme (POS) qui, dit-il, risque à terme, de contrarier toute planification urbaine, compte tenu de certaines pratiques qui ont évolué ces dernières années, en l’absence d’outils de réglementation urbaine. Le résultat est que de nombreux projets structurants sont en souffrance, faute d’outils d’urbanisme, à l’exemple du futur centre des affaires à Sananes(El Mokrani), en cours de réalisation depuis des années. Cette situation a pour conséquence beaucoup de retard en matière d’investissement, et, avec le temps, l’image d’une ville défigurée par l’incapacité de certains acteurs à concevoir la cohérence urbaine tant souhaitée. C’est le cas à Saint Charles dont le POS a été adopté il y a plus d’une année, mais dont l’approbation tarde à venir. M.Mébarki, qui aime dévoiler les vérités, ne comprend pas pourquoi tout ce retard dans la matérialisation de cet outil d’urbanisme, notamment dans ce secteur urbain sensible qui prévoit près de 30% des friches urbaines et d’enchaîner: «le hic, est qu’aujourd’hui, la gestion de l’espace nous échappe nous aussi, au même titre que d’autres acteurs de la ville. On ne sait pas si on est en train de rénover ou défigurer la ville, à plus forte raison quand les interventions sont faites au petit bonheur la chance. C’est carrément le désordre urbain car si on doit rénover par exemple, ou encore aérer le tissu urbain qui étouffe, c’est d’abord à l’aide d’outils qui doivent réglementer aussi bien l’ordre du cadre bâti, que la façon de concevoir son homogénéité et la normalisation de la structure, ainsi que celle de ses voiries. Quant à la réorganisation du tissu urbain, surtout l’élargissement de ses voiries, nous n’avons pu réaliser que la pénétrante de Delmonte, l’avenue Khiat Salah ( Médioni), sinon l’artère Fares El Houari (ex-cité Petit). Le reste des réalisations n’a pas abouti, fit-il remarquer, sachant que différents secteurs urbains ne sont toujours pas dotés de plans d’occupation de sols, à l’instar des périmètres d’Ibn Rochd(frange maritime), Sidi El Houari, et celui du centre ville (haï El Amir), pour ne citer que ces exemples. Des secteurs urbains dont les plans d’occupation de sols sont en cours depuis plusieurs années.
je veux voir le POS D'oran
Maghraoui hadjer - étudiante d'architecture - Ain defla, Algérie
08/11/2024 - 566359
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com