Comme annoncé, des malades atteints du sida ont tenu, hier, leur sit-in
devant la direction de l'hôpital. A peine arrivés sur place avec les banderoles,
les manifestants ont été interdits de faire leur regroupement au sein de
l'établissement hospitalier. Pour calmer les esprits, le directeur du CHUO, M. Baghdous Abdelakader s'est réuni
avec les représentantes des malades afin de discuter du problème et leur
communiquer les mesures qui ont été prises. Selon les quelques malades que nous
avons rencontrés au CHUO, la direction s'est engagée à régler le problème de
pénurie des médicaments, entrant dans le traitement de la trithérapie, durant
cette semaine. A leur sortie de cette réunion, les
représentantes des malades semblaient confiantes après les propos du directeur
qui les a rassurées de la disponibilité des molécules, au courant de cette
semaine.
Pour avoir plus d'explications sur les raisons de cette pénurie et ce qui
a été prévu pour soulager la souffrance de ces patients qui suivent leur
traitement au service infectieux du CHUO, nous avons rencontré le directeur du
CHUO. Le premier responsable de l'hôpital a, en effet, confirmé que le problème
des sidéens a été pris en charge au ministère de la Santé puisque, hier, « nous
avons contacté la tutelle afin d'envoyer le médicament manquant », a précisé le
même responsable. En fait, a tenu à ajouter le directeur, «une seule molécule «Amivir 150 mg» est en rupture de stock et le traitement
n'est pas complet si elle n'est pas présente. C'est pourquoi, nous avons sollicité de
nouveau, le ministère pour trouver une solution au problème».
Sur les raisons de cette pénurie, le même responsable a affirmé que «
cette pénurie n'est pas propre à la seule ville d'Oran même si c'est
l'information véhiculée ces derniers jours ». « Même si je ne suis pas habilité
à répondre à cette question, je peux dire que le problème réside dans le
processus de l'importation. Les laboratoires, fournisseurs de ce médicament, font
parfois pression. Ce qui crée cette perturbation dans
l'approvisionnement. Une chose est sûre, le problème n'est pas que financier ».
Pour conclure, le directeur a assuré que la molécule sera disponible dans
les meilleurs délais en attendant d'avoir une quantité suffisante pour le
traitement de tous les malades. «Le ministre suit personnellement ce dossier», a-t-il
indiqué. Cependant, le même responsable a été incapable de garantir une
disponibilité permanente du traitement sans pénurie. Rappelant que 700 sidéens
sont privés de traitement depuis plus de 3 semaines.
L'interruption du traitement peut être fatale pour leur santé, selon les
spécialistes, pour la simple raison que le virus développe des résistances et
la trithérapie dans ce cas sera inefficace.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com