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Patrimoine



Patrimoine
Un collectif de plusieurs associations d'Oran, sous l'égide de l'OGEBC (Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels) a décidé, hier, d'entreprendre une action salutaire : rendre à La Casbah d'Oran son lustre d'antan.Pour cela, une grande opération de nettoyage a été organisée, à laquelle ont pris part une centaine de bénévoles de Blanche Algérie, épaulés par des architectes de l'OGEBC, des archéologues, ainsi que les membres de plusieurs associations, comme «Générations oranaises», «Les Nomades algériens», «Bel Horizon», «Ahl El-Takafa», «Safir», ou encore «Wahr Ifry Nos». Les bénévoles se sont rassemblés dès 8h du matin près du palais du Bey, avant de s'atteler à «décrasser» La Casbah d'Oran de tous les détritus qui la salissent et jonchent ses allées.L'APC d'Oran, ainsi que la Seor (Société de l'eau et de l'assainissement d'Oran) étaient également de la partie, en mettant à la disposition des bénévoles des camions et autres équipements nécessaires. Au final, l'opération s'est soldée par la réouverture de la porte de La Casbah, celle-là qui a été, longtemps, fermée à cause de la construction d'un mur.Aux dires des responsables de l'OGEBC, l'opération d'hier n'est qu'un premier coup de pioche symbolique, dans le but de se réapproprier ce site historique de la ville d'Oran, longtemps délaissé.D'ailleurs, des sentinelles canines ont été placées un peu partout dans La Casbah, pour dissuader à l'avenir toute tentative de nouveau squat de ce site historique. Mais pour ce qui est de la réhabilitation de La Casbah, de fond en comble, il s'agit là d'une toute autre affaire, qui risque d'être bien plus sinueuse et compliquée.Ceci étant dit, on nous assure que des opérations similaires consistant à «rendre propre» La Casbah vont se poursuivre durant toute l'année, à raison d'au moins une opération par semaine. Des jeunes issus de diverses associations étaient présents et aux aguets, tirant la sonnette d'alarme dès lors que les «gros engins» de l'APC, qui s'attelaient au désherbage, s'approchaient plus ou moins d'un monument classé. Par ailleurs, en marge de l'opération de nettoyage, une visite guidée a été organisée au château dit «Castillo Viejo», à l'intérieur de La Casbah.Les randonneurs ont pu constater de visu combien ce site se dégrade d'année en année. «Un site pareil doit normalement grouiller de visiteurs, algériens et étrangers, au lieu de ça, on le laisse à l'abandon», se désole une vieille dame.Un jeune habitant Sidi El Houari, quant à lui, a été offusqué de voir dans quel état se trouve la piscine municipale de son quartier. «Je ne savais même pas qu'on avait une aussi grande piscine à Sidi El Houari. Pourquoi est-elle dans cet état ' Qu'attendent les autorités pour la réhabiliter '» Il faut savoir que La Casbah d'Oran diffère de celle d'Alger, en ce sens que c'est une Casbah andalouse. Il s'agit, en effet, d'une citadelle espagnole, dotée d'une caserne, d'une prison et de logements.Hier, c'était bel et bien un voyage à travers le temps et l'espace que les Oranais se sont offert en visitant ce site emblématique. Peut-être faudrait-il multiplier ce genre de manifestations pour que les Oranais se réapproprient leur patrimoine et que ce dernier soit enfin réhabilité «dans les règles de l'art»?


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