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Faut-il s'attendre à une malédiction '



Faut-il s'attendre à une malédiction '
Le pays est bien gouverné si, et seulement si :- on maintient les balances de la justice égales pour tous ;- un président qui se conduit comme unprésident ;- un juge en juge ;- un ministre en ministre ;- un wali en wali ;- un directeur en directeur ;- un policier se conduit comme un agent de l'ordre ;- un citoyen en citoyen ;-un père en père ;- un fils en fils.Une malédiction destinée à une société donnée est une situation circonstancielle de malheurs inévitables qui semblent imposés par le Bon Dieu pour un croyant ou une divinité, pour ne pas dire une force supérieure pour les incrédules. La malédiction est aussi sollicitée par les éléments d'un système rituel social appelant la puissance divine ou autre à exercer une action déterminée pénalisante, vengeresse, répressive et punitive contre soit un individu ou un groupe d'individus, sinon toute une société donnée (pays).Une malédiction agit comme un maléfice, un sortilège, un malheur qui agit sur une population suite à des relations sociales, structures sociales et comportements sociaux injustes, illégaux, des situations d'inégalités, d'iniquité, à préjudices, d'abus, d'usurpation, de maux, de désordre?Le raisonnement que j'essaie d'utiliser dans cette contribution se fera par analogie afin que mon jugement ne soit pas trop nuancé sur une partie. Car partant d'une opinion vraie pour aboutir vers une vérité établie dans un contexte donné. Je laisserai le soin et l'entière liberté au lecteur le jugement référentiel pour mieux préciser l'objet, le situer, l'appliquer et enfin l'évaluer, sinon il a le choix aussi au jugement inférentiel vu la teneur de la sensibilité du sujet traité.«Si tu veux te venger de ton ennemi, gouverne-toi bien». ProverbeReligieusement parlant, il est intéressant de voir ce genre de malédiction à travers les différentes anciennes sociétés relatées par le Saint Coran, allant du déluge de Noé, en passant par la société de Loth? La société esclavagiste qui a marqué le plus l'histoire jusqu'à ce jour est bien la civilisation pharaonique ou bien la société de l'Egypte antique.A l'époque, l'Egypte était une superpuissance, le pouvoir reposait entre les mains de Pharaon. Il dirigeait le pays comme si la vie des personnes n'avait aucune valeur (esclaves). La situation politique pharaonique présentait des similitudes avec celle de notre temps.La société pharaonique était organisée de telle sorte que tout homme devait obéissance directement à son supérieur immédiat et plus on montait dans la hiérarchie, il y avait moins de monde, donc très peu de riches, c'étaient les privilégiés : pharaon et sa famille ; lesprêtres ; les gouverneurs ; les fonctionnaires (vizirs et scribes) et en bas de la pyramide les esclaves composant la populace : soldats ; commerçants ; artisans ; paysans?Cette société pharaonique de par son système ou mode de production parlant marxiste a pu créer toute une civilisation dont les vestiges restent à ce jour un véritable miracle.Je me remets via la pensée religieuse, du temps du prophète Moise (A S), tout en se plaçant dans le cadre de la malédiction divine et de ce qui a été révélé dans le Saint Coran sourate Hud verset 99 «et ils sont poursuivis par une malédiction ici bas et au jour de la résurrection».Dans le Saint Coran, Dieu nomme Moise plus d'une centaine de fois et son histoire est narrée à travers plusieurs sourates. L'histoire de Moise est la plus longue et la plus détaillée du Saint Coran. Le Saint Coran représente par le contenu et le poids de ses valeurs un guide pour toute l'humanité. Il contient suffisamment d'informations historiques, il ne s'agit pas d'un livre d'histoire. Il s'agit de réfléchir et surtout de méditer sur les histoires des prophètes. L'histoire de pharaon est à la fois une intrigue politique et l'histoire d'une oppression qui ne connaissait aucune limite.«Nous te racontons, en toute vérité et à l'intention des gens qui croient, une partie de l'histoire de Moïse et de Pharaon. Pharaon s'était érigé [en despote arrogant], sur terre, et avait divisé son peuple en castes (distinctes). Il opprimait l'une d'elles, dont il faisait tuer les enfants mâles, tout en épargnant les femmes. Il était vraiment de ceux qui sèment la corruption.» (Coran 28 : 3-4)Pharaon était si puissant qu'il allait jusqu'à se prendre pour un dieu, sans que personne ne puisse ou n'ose le contredire (la dictature d'aujourd'hui ou «Rab edzair»). Il dit un jour : «C'est moi votre seigneur, le très-haut !» (Coran 79 : 24)Pharaon exerçait sans peine son autorité et son influence sur toute l'Egypte et avait adopté la stratégie consistant à diviser pour régner. C'est une ressemblance à notre système despote et autocrate d'aujourd'hui qui est monnaie courante, où nos institutions illégitimes se soumettant de force ou de gré au premier responsable de ce pays.Pharaon d'hier et d'aujourd'hui ont institutionnalisé des classes distinctes et divisé les gens en groupes divers et en tribus pour mieux les monter les uns contre les autres. C'est exactement ce qui se fait actuellement du moins chez nous : zaouïas, Kabyles, Chaouia, Sahraoui, Mozabites, Ibadites, une division qui sert la pérennité du système pour un temps, Pharaon vous a devancé !Les enfants d'Israël avaient un statut d'esclave et de serviteur dans la société égyptienne. Le royaume de Pharaon avait été bâti sur l'oppression de son peuple, toute l'Egypte craignait la puissance et la colère de Pharaon.Pharaon craignait par «superstition» que son royaume (aujourd'hui, c'est le système mis en place) ne soit un jour sur le point de s'effondrer et il était entouré de flagorneurs (shab ecchita - shab el brossa et une presse à 2 sous) et de parasites (affairistes-rentiers-carriéristes-clientélistes?) qui le poussaient à démontrer davantage de tyrannie et d'injustice. Le système (royaume) pharaonique se mit à faire circuler toutes sortes de rumeurs pour le consolider et le pérenniser davantage. Pharaon ordonna encore plus de meurtres, de pillages et de viols. Il fit emprisonner quiconque parlait contre l'oppression et de Moïse.Dieu ordonna à Moïse d'avertir Pharaon que lui et son peuple allaient subir un sévère châtiment (malédiction) si les enfants d'Israël n'étaient pas libérés ; que si la torture, l'oppression et le harcèlement ne cessaient pas, la colère de Dieu descendrait sur eux.C'est alors que les signes (malédiction) de la colère de Dieu commencèrent à se manifester.1- L'Egypte fut d'abord affligée d'une grave sécheresse. Même les vallées du Nil, toujours vertes et luxuriantes, se mirent à se dessécher. Il n'y eut aucune récolte et le peuple s'en ressentit, mais Pharaon persista toujours dans son arrogance. 2- Dieu leur envoya alors un énorme déluge qui dévasta le pays. Les gens, y compris les vizirs de Pharaon, firent appel à Moïse.«Ô Moïse ! Invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qui te lie à Lui ! Si tu éloignes de nous le fléau, nous croirons certainement en toi et laisserons partir les enfants d'Israël avec toi.» (Coran 7 : 134)3- La terre se calma et les champs furent à nouveau cultivables, mais les enfants d'Israël demeuraient toujours opprimés.4- Dieu envoya alors sur l'Egypte des nuées de sauterelles qui dévorèrent tous les champs prêts à être récoltés. De nouveau, des gens se précipitèrent vers Moïse pour implorer son aide. Dieu fit disparaître les sauterelles, mais le sort des enfants d'Israël ne changea pas (système autiste et têtu).5- Alors, Il infesta de poux le peuple égyptien.6- Fit suivre ce châtiment d'une invasion de grenouilles qui terrorisèrent les gens jusque dans leurs maisons et dans leurs lits.Chaque fois qu'un châtiment de Dieu s'abattait sur eux, les gens imploraient Moïse de demander de l'aide à son Seigneur. Chaque fois, ils promirent de libérer les enfants d'Israël et chaque fois ils manquèrent à leur promesse.7- Puis, le dernier signe de la colère de Dieu apparut : l'eau du Nil se transforma en sang. Pour les enfants d'Israël, elle demeura pure et claire, mais pour tous les autres elle apparaissait comme du sang rouge et épais.Mais même après cette série de fléaux, les enfants d'Israël étaient toujours aussi opprimés.«Nous avons alors éprouvé le peuple de Pharaon par des années de famine et par une diminution de récoltes afin qu'il se rappelle. Et lorsqu'un bien leur parvenait, ils disaient : Cela nous est dû.»Mais si un mal les frappait, ils l'attribuaient à des auspices funestes qu'ils associaient à Moïse et à ceux qui étaient avec lui. En vérité, ce qui leur arrivait ne provenait que de Dieu ; mais la plupart d'entre eux ne comprenaient pas ! Et ils disaient : «Quel que soit le signe que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi.» Alors Nous leur avons envoyé l'inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang ? toute une succession de signes explicites.Mais c'étaient des criminels empreints d'arrogance. Et quand le fléau les frappa, ils s'écrièrent : «Ô Moïse ! Invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qui te lie à Lui ! Si tu éloignes de nous le fléau, nous croirons certainement en toi et laisserons partir les enfants d'Israël avec toi.» Mais lorsque Nous eûmes éloigné d'eux le fléau jusqu'au terme fixé qu'ils devaient atteindre, ils violèrent leur engagement. Alors Nous les rétribuâmes en conséquence : Nous les noyâmes dans la mer pour avoir rejeté Nos révélations et n'y avoir point prêté attention.» (Coran 7 : 130-136)Pharaon, de même que la majorité du peuple d'Egypte, s'obstinait à nier l'évidence et à ne pas croire à ces fléaux comme à des signes de la colère de Dieu. Plus d'une fois ils firent appel à Moïse, puis firent des promesses qu'ils ne tinrent pas.Dieu retira alors Sa miséricorde et ordonna à Moïse de guider son peuple hors d'Egypte.C'est par leur péché que Le seigneur étendit son châtiment et les détruisit.«Quand meurt l'ennemi, cesse la malédiction». ProverbeUne histoire qui donne à réfléchir, à méditer devant la situation actuelle sous ce système autiste, despotique, autocratique qui a engendré et favorisé tous les maux et fléaux sociaux. Une société en perte de valeurs universelles, où la science, l'art et la morale n'ont plus de place dans la société. Un système qui sème de l'injustice ne peut que moissonner une récolte de maux. Il ne peut y avoir de l'ordre sans une véritable justice.Le constat suivant : notre système a mis en place une société rentière consommatrice qui ne sait point produire autres que les conduites absurdes, productrices d'injustice. Un environnement sale où la saleté fait le décor de nos rues, de nos maisons, de nos quartiers, de nos villes, de nos marchés, de nos esprits, la laideur de nos immeubles, l'insécurité? Sans que personne ne bouge le petit doigt pour dire basta ! Des comportements violents et agressifs insensés, des attitudes anormales, des actions et réactions non punissables, une mentalité jugulant toute action, initiative louable.L'esprit rentier est en train de détruire les valeurs humaines qui font le «pacte social». La rente est devenue une malédiction car elle évince le travail, la compétence, l'intelligence, et c'est elle qui dirige les consciences, ordonne les actions? Nos médias en font la Une quotidiennement des ces maux sans qu'aucun écho ne soit pris en considération par ceux qui sont censés être responsables car ils le sont par la bénédiction des conséquences de la rente.La liste est bien longue du «Harrag» au «M'harrag» du «business informel libre» au commerçant légal contrôlé péjorativement, au suicide, à l'exclusion, au harcèlement, et au mal-être. La consommation et le commerce abusifs des stupéfiants, la vente permise pour l'alcool avec interdiction d'ouverture de bar? La vulgarisation de la corruption, du clientélisme, de la bureaucratie, du piston et du copinage dans tous les secteurs en commençant par l'éducation.La politique a ainsi été réservée à une poignée de privilégiés qui ont pris possession du soi-disant Etat et de ses institutions qu'ils ont vidées de leur légitimité, mais qui en plus ont dévoyé les symboles de la révolution de Novembre pour leurs intérêts propres.La gouvernance de ce pays repose sur des règles informelles qui «régissent» les relations entre tous ces usurpateurs dans leur entreprise de prédation des richesses du pays.Enfin, tous ces maux vécus aujourd'hui : saleté, corruption, prédateurs, l'arrivée de la pédophilie, de la cybercriminalité, les abus physiques, la drogue et la toxicomanie, les immolations, les accidents de voiture avec mort certaine, la fièvre aphteuse, peut-être même Ebola, de petites secousses ; celui qui dérobe, détourne des milliards n'est pas inquiété, alors que celui qui vole un portable se voit sanctionné sévèrement, etc.Une société en déperdition. En principe, la vérité et la justice élèvent les nations et c'est le péché vénéré par ce pouvoir qui rend ce peuple misérable.Quand la vérité et la justice ne sont pas souveraines, notre société se désagrège sous les actions corrosives d'un système en pleine déliquescence qui ne sait pas maintenir la balance égale pour tous.On nous a appris quand nous étions petits que le mérite d'un voleur c'est la prison, aujourd'hui nous remarquons le contraire ; plus on vole, plus on grimpe dans les échelons de ce sacré et maudit Etat.Devant cet état de fait malheureusement bien visible et réel, la malédiction prend son effet. Nous sommes maudits, mais nous ne nous en apercevons point. Peut-être que la bénédiction pétrolière nous a-telle aveuglés ! Par contre, le divorce pouvoir-argent entraînera inéluctablement une malédiction ; de toutes les façons, allez demander à Air Algérie si malédiction ily a.


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