
Le Panorama du film national (inscrit dans le cadre du programme des projections du Fofa) a démarré, avant-hier après-midi à la salle EsSaâda d'Oran, avec des projections de courts-métrages et de documentaires réalisés par des jeunes d'Oran ou des associations, comme l'Afepec (Association féminine de l'épanouissement de la personne et l'exercice de la citoyenneté) et Santé Sidi El-Houari. Quatre courts-métrages de l'Afepec ont été projetés, notamment le Cri de Rafik Hadj Slimane, qui aborde la violence conjugale à travers l'histoire d'un père de famille qui bat sa femme devant son fils unique. Le petit garçon grandit mais son traumatisme ne disparaît pas. Il reproduit le schéma de violence. Réalisé dans le cadre d'un atelier en 2010, Femme fatale est un court-métrage qui, dans son fond, s'intéresse à la violence chez les jeunes. C'est l'histoire de jeunes qui jouent à un jeu dangereux, un jeu où le gagnant est le survivant. L'Afepec a également présenté deux autres films d'ateliers, notamment la Porte, produit dans en 2009 dans le cadre de l'atelier Cinéma et citoyenneté, et qui traite d'un couple dont l'un des deux époux est atteint d'une grave maladie. Santé Sidi El-Houari a proposé deux documentaires : Sidi El-Houari, le vieil Oran et les Jeunes c'est la solution (un projet destiné à la jeunesse et sur la jeunesse, aidé par la représentation de l'Unicef en Algérie), qui s'articule autour d'ateliers et d'une enquête sur terrain sur la vulnérabilité des jeunes. Quant à Sidi El-Houari, le vieil Oran, c'est un documentaire de 27 minutes, contenant des interventions d'historiens, d'architectes et d'habitants du quartier, qui se penche sur le quartier de Sidi El-Houari, un lieu d'histoire et de mémoire, un véritable repère identitaire. Par ailleurs, le Panorama du film national se poursuivra jusqu'au 30 septembre prochain, avec la projection, entre autres, de Harraga Blues de Moussa Haddad, Zabana ! de Saïd Ould Khelifa, Ils ont choisi l'Algérie de Jean Asselmeyer (qui encadre actuellement au Fofa un atelier sur la prise de vue), l'Opium et le bâton d'Ahmed Rachedi, ainsi que des films de Hadj Fitas, comme Kateb Yacine, Bertolucci boit un thé à Beni-Abbès, et l'Afrique fait son cinéma (sur le cinéma lors du Panaf' 2009).S. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sara Kharfi
Source : www.liberte-algerie.com