Les appels des unions professionnelles, et notamment l'UGCAA, en direction des commerçants pour assurer le service durant les jours de fête ont été, une nouvelle fois, un coup d'épée dans l'eau.
En effet, l'UGCAA, aussi bien à travers un communiqué national que des appels locaux, a appelé ses adhérents à assurer le «service minimum». Concernant les boulangeries, les magasins d'alimentation générale et des fruits et légumes et autres moyens de transport, dont les taxis, le porte-parole officiel et chargé de la communication à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), El-Hadj Tahar Boulenouar avait précisé qu'ils sont tenus d'assurer un service minimum durant les deux jours de l'Aïd, ajoutant que le tiers des magasins, notamment ceux des fruits et légumes, les pharmacies et les stations-services seront mobilisés durant les deux jours de l'Aïd pour garantir un service minimum aux usagers.
S'agissant des boulangeries, M. Boulenouar a indiqué qu'entre 2.000 et 2.500 devaient être ouvertes pour satisfaire les besoins des citoyens, à raison d'une boulangerie sur trois par commune. Il a également tenu à préciser que les boulangers se sont mobilisés jusqu'à une heure tardive, le dernier jour de ramadhan, voire même durant les premières heures de mercredi, pour couvrir les besoins des citoyens en cette denrée de première nécessité. Cependant, la réalité a été autre. A Oran, à titre illustratif, seules quelques boulangeries ont ouvert. Renseignements pris auprès d'un gérant, la fermeture de bon nombre de boulangeries est due au fait que leurs employés ne résident pas à Oran et se sont rendus auprès des leurs pour célébrer la fête. En revanche, celles qui ont été opérationnelles sont généralement celles qui sont gérées en famille. D'autres boulangers ont trouvé la solution pour se libérer juste avant la prière de l'Aïd en écoulant toutes leurs fournées aux livreurs chargés d'approvisionner les dépôts de pain.
Même constat pour le lait et tous les commerçants ont été unanimes à expliquer cette pénurie par le faux bond des livreurs. Certains, plus prévoyants, ont fait le plein en constituant un stock dans leurs congélateurs, histoire de satisfaire leurs clients habituels.
Quant aux fruits et légumes, cette année encore, les marchands n'ont pas été approvisionnés durant le dernier jour de Ramadhan. Ceci a engendré la hausse des prix de certains légumes, notamment la pomme de terre qui a été cédée entre 45 et 50 DA, contre 30 DA, trois jours auparavant. En matière de transport collectif, mis à part les dessertes assurant la ville au cimetière de Aïn El-Beïda, les autres ont été désertées et il fallait attendre l'après-midi du mercredi pour voir les premiers transporteurs reprendre du service dans leurs lignes. Aussi, nombreux ont été les chauffeurs de taxi qui ont préféré se reposer, alors qu'à l'UGCAA, on a avancé la mobilisation de quelque 40.000 taxieurs sur les 120.000 taxis recensés à travers le territoire national. En revanche, le service public a été assuré le plus normalement dans les secteurs de la santé, la protection civile, les services de sécurité et les télécommunications. A signaler, toutefois, un contre-temps de la part des services de collecte des ordures ménagères qui n'ont pas assuré leur mission dans plusieurs quartiers de la ville, comme c'est le cas à Maraval où les rues se sont transformées en véritables dépotoirs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com