A l'instar des années précédentes, l'association Chougrani a dû mobiliser l'ensemble de ses adhérents et de ses moyens matériels et surtout financiers pour venir en aide à des centaines de nécessiteux, dans le quartier Ibn-Sina et même dans certaines communes déshéritées. A l'heure des bilans, le président de l'association, M. Chougrani, ne cache pas son appréhension face à l'accroissement du nombre des familles nécessiteuses qui viennent, chaque année, grossir la liste noire déjà établie.
Selon ce bilan, pour le seul mois de ramadhan, 1.400 couffins ont été distribués pour des familles recensées à travers le quartier. «Il y a, bien sûr, les habitués qui bénéficient chaque année de l'aide de l'association, mais il y a surtout de nombreuses nouvelles familles nécessiteuses qui se sont inscrites pour bénéficier du couffin de ramadhan et cela prouve que ces dernières éprouvent vraiment des difficultés pour survivre. Ce nombre pourrait être revu à la hausse l'année prochaine», affirme M. Chougrani.
Outre les familles nécessiteuses du quartier, le même interlocuteur signale que quelque 300 couffins ont été distribués au profit des handicapés et quelque 200 autres à des familles issues des communes déshéritées, à l'image de Benfreha et de Hassi Bounif. Face à ce nombre, de plus en plus, grandissant de familles déshéritées, M. Chougrani rappelle que l'association s'est engagée à venir en aide à tous ceux qui ont été inscrits, à son niveau, grâce à ses propres moyens et à des dons de bienfaiteurs.
«Le ramadhan s'inscrit dans la continuité de nos actions qui se poursuivent durant toute l'année au profit de dizaines de familles de notre quartier», indique le président de l'association, qui affirme qu'à l'instar du quartier Ibn-Sina, dans d'autres quartiers, le nombre de familles qui ont besoin d'aide ne cesse de croître.
En plus des denrées alimentaires, l'association a dû aussi prendre en charge de nombreuses familles en matière de médicaments, grâce aux dons dont elle bénéficie régulièrement. «De nombreuses familles n'arrivent plus à payer les médicaments pour leurs enfants et ont été contraintes de se rapprocher de l'association qui prend en charge l'ordonnance du malade», assure le même responsable.
Pour conclure, notre interlocuteur a lancé un énième appel aux services concernés pour la délocalisation des produits chimiques nocifs, entreposés depuis plusieurs années, dans les entrepôts d'Asmidal et qui constituent un véritable danger pour les habitants du quartier.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com