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Ouyahia et Makri sur la même longueur d'onde



Les narcotrafiquants, une menace réelle pour notre pays«Il y a une alliance formée par le Maroc, la France et les pays du Golfe, dont l'Algérie sera sa plus grande victime...»
En commentant les propos de Ahmed Ouyahia, qui s'est exprimé lors de sa conférence de presse tenue avant-hier, à l'issue de la session ordinaire de son conseil national, le président du MSP, Abderezzak Makri, a indiqué: «Ce n'est pas vrai qu'il a été le premier à avoir chassé de la tête des Algériens l'illusion de l'aisance financière.» «Lui comme d'autres responsables ont été tout bonnement contraints de reconnaître cette réalité, car actuellement, il est pratiquement impossible de cacher la vérité à l'opinion publique». En fait, écrit-il, «les Algériens connaissent très bien les premiers éclaireurs, ceux parmi les responsables des partis politiques et des experts en économie qui ont été les premiers à s'inquiéter de la dégradation de la situation de l'économie nationale et à prévenir les risques socio-économiques qui menaçaient alors les Algériens, et ce, malgré l'aisance financière. D'ailleurs, leurs abondantes et pertinentes analyses et prévisions sont accessibles sur la Toile ou l'espace Internet». «Quant à Ouyahia, il a délibérément refusé de reconnaître cet état des lieux. Je l'ai rencontré personnellement à cette époque, et lui ai remis un mémorandum élargi sur la situation économique, destiné au président de la République, avertissant sur ces risques, mais Ouyahia n'a pas bronché, en se défendant bec et ongles de la situation économique prévalant à cette époque», a-t-il confié. Dans ses remarques sur le discours du Premier ministre, il avoue être sur la même longueur d'onde que le secrétaire général du RND à propos de l'application de la peine capitale contre les trafiquants de drogue: «Je suis d'accord avec le Premier ministre au sujet de son souhait d'appliquer la peine de mort contre ceux qui acheminent la drogue en Algérie, depuis le Maroc, qu'il s'agisse de simples citoyens ou de hauts responsables, qu'ils soient algériens ou marocains». «Le trafic de dogue est devenu une arme de guerre contre l'Algérie et j'ajoute que le danger qui nous vient du Maroc n'est pas lié uniquement à la drogue, il y a une alliance formée par le Maroc, la France et les pays du Golfe, dont l'Algérie sera sa plus grande victime à la lumière de l'aggravation de l'affaiblissement que nous vivons», a-t-il encore écrit. «Les observateurs avertis n'ignorent pas que le Royaume chérifien du Maroc bénéficie du soutien militaire de l' Arabie saoudite que ce soit dans le domaine de l'armement ou des renseignements, sous le patronage de la France», a-t-il estimé. Pour Makri, «grâce à la France, le Maroc dispose d'un satellite d'espionnage très performant, fabriqué en France et lancé depuis la Guyane, (les Emirats arabes unis ont commandé le même genre de satellite à la France)». «Le satellite algérien lancé par la Chine est loin d'égaler l'importance stratégique de l'engin marocain», d'après Makri. Cela démontre, selon lui, que «l'avenir sera plus difficile pour l'Algérie, «si nos dirigeants ne changent pas de mode de gouvernance».
«Ce que nous dirons à Ouyahia et à ses semblables, c'est que «le grand danger ne vient pas de l'extérieur, et ce, quelles que soient sa nature et son intensité, mais il résulte de la guerre autour du pouvoir et des richesses au sein du système politique et l' empressement à satisfaire les forces étrangères en contrepartie de garder le strapontin au lieu de favoriser la concurrence au service du pays». Toutefois, poursuit-il, «adopter une approche d'hostilités envers tout le Maroc n'est pas une attitude correcte», a-t-il soutenu. «Le peuple marocain n'est pas notre ennemi et nous ne sommes pas son ennemi. Beaucoup de Marocains, et ce, sur le plan politique, intellectuel, culturel et sociétal, issus de tous les courants politiques, au niveau officiel ou populaire, ne sont pas nos ennemis et nous ne sommes pas leurs ennemis, donc il n'est pas judicieux de cultiver l'antagonisme permanent avec tous les Marocains», souligne-t-il. En revanche, selon lui, «l' Algérie a les capacités «de se transformer en force tranquille, en garantissant sa stabilité politique et en réalisant son développement économique, son progrès culturel qui lui permettront de constituer le rêve de toute la région de l'Afrique du Nord».
«Elle(l'Algérie, Ndlr) doit développer ses capacités de dissuasion militaire, non pas contre le Maroc, mais contre les alliances qui peuvent être concoctées contre nous, avec une partie influente au Maroc, en tenant compte aussi de l'expansionnisme sioniste dans ce pays», estime-t-il.
Sur le plan diplomatique, «le discours officiel doit être empreint de sérénité et de bon voisinage». Enfin, il plaide pour «l'ouverture des frontières car les maintenir fermées, servira forcément les intérêts des narcotrafiquants».
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