Oran - A la une

200 foyers sans gaz de ville



Le raccordement en gaz se fait attendre
Les travaux menés au sein du gouvernement ont permis de dégager une enveloppe globale de 277.600 millions de dinars.
La joie de pas moins de 200 familles, ayant bénéficié de logements dans le cadre de la formule Aadl, n'est pas totale après avoir été relogées dans leurs nouvelles habitations à la cité de 2 500 Logements dans la localité de Aïn El Beïda, petite bourgade située dans le sud-ouest de la ville d'Oran. Pour cause, leurs logements ne sont pas raccordés aux réseaux les alimentant en gaz de ville. Cette situation perdure depuis le relogement, l'année passée, des familles souffrant le calvaire imposé par les aléas rigoureux de l'hiver qui s'annonce d'ores et déjà glacial. A qui se plaindre'
Plus d'un bénéficiaire prend son mal en patience espérant qu'une telle situation connaisse un jour un heureux épilogue.
«L'on ne sait rien du sort qu'on nous a réservé après avoir frappé à toutes les portes», déplore un bénéficiaire, estimant que «nous avons accédé à nos appartement alors qu'ils n'ont pas été équipés de compteurs de gaz de ville». Sur sa lancée, il a ajouté en affirmant que «seul un article de presse peut attirer les responsables en charge d'une telle question».
Autrement dit, les bénéficiaires ont, auparavant, formulé leurs réclamations auprès des services concernés les invitant à procéder aux installations de ces petits joujoux enregistrant la consommation de cette énergie combustible. «Affirmatif», dira un autre bénéficiaire. Cela se passe dans une ville que l'on ambitionne de transformer vaille que vaille en métropole méditerranéenne alors que son statut actuel qui lui est donné par ses habitants n'est autre que celui d'«un grand village urbain». Il n'est un secret pour personne, pas moins pour les Oranais qui suivent de près les projets de développement local, tout en s'interrogeant sur les raisons de tous ces retards qui prennent des allures multiformes un peu partout dans tous les secteurs. D'autant que les finances ne manquent pas.
Le ministère de l'Energie mise gros sur la finalisation des projets lancés et l'équipement avec la révision à la hausse du taux de pénétration du gaz de ville. Ces programmes publics d'électrification et de distribution publique de gaz (ER et DP Gaz) s'insèrent dans le cadre de la politique de développement durable du pays.
Programmes nationaux, régionaux ou spéciaux, ils sont soutenus financièrement par l'Etat, à hauteur de 75% du coût global des projets. Elaborés par le ministère de l'Energie et des Mines avec la participation de l'ensemble des wilayas et de la Sonelgaz, leur réalisation est confiée à celle-ci en qualité de maître d'oeuvre et d'ouvrage. Ils traduisent l'engagement des pouvoirs publics en faveur du développement durable et représentent un vecteur de développement socio-économique du pays.
Le soutien financier de l'Etat est acheminé à travers une convention entre l'Etat représenté par le ministère de l'Energie et des Mines et la Sonelgaz. Un compte d'affectation spéciale n° 302-137 intitulé Fonds national de soutien à l'investissement pour l'électrification et la distribution publique du gaz, a été mis en place pour la prise en charge financière des programmes d'électrification et de distribution publique de gaz. Ce n'est pas tout. Un comité intersectoriel est chargé de l'évaluation et du suivi des programmes éligibles à ce compte.
Les programmes de distribution publique de gaz, tout comme les programmes d'électrification ont eu un énorme écho auprès des populations. Ce qui induit une très forte demande d'extension, qui est enregistrée en permanence, imposant ainsi de fréquentes modifications de la consistance de ces programmes. Les efforts de l'Etat en matière d'électrification et de distribution publiques du gaz ont permis d'augmenter le nombre d'utilisateurs des deux énergies et d'améliorer le niveau de vie des populations.
En fin 2011, les indicateurs socio-économiques indiquaient que le taux d'électrification est à hauteur de 98,7% contre 47,4 du taux de pénétration de gaz.
C'est le repère pris en compte pour le lancement des projets d'ampleur dans le cadre des programmes, lesquels ont favorisé la création de nombreuses entreprises de réalisation et bureaux d'études privés. Sur la période 2005-2009, la présidence de la République a initié un important programme pour la croissance économique. Le secteur a bénéficié dans ce cadre de l'inscription d'importants projets pour raccorder près de 1700.000 foyers en gaz et 260.000 foyers en électricité, pour un coût global de près de 400 milliards de DA, dont plus de 300 milliards de DA sont à la charge de l'Etat.
Les réalisations physiques ont atteint 83% pour le gaz, soit plus de 1200.000 foyers raccordés sur cette période et 90% pour l'électricité, soit 230.000 foyers alimentés en électricité.
Les travaux menés au sein du gouvernement ont permis de dégager les fondements du programme quinquennal 2010-2014, adopté le 24 mai 2010, pour une enveloppe globale de 277.600 millions de DA.
La démarche adoptée pour la mise en oeuvre de ce programme a reposé sur le recensement des foyers à raccorder, le lancement des études d'exécution des projets, la définition des tranches annuelles par wilaya, le lancement des travaux de réalisation des ouvrages par les sociétés filiales de Sonelgaz conformément aux dispositions de la réglementation des marchés publics.
Une question mérite d'être posée: a-t-on mené une étude dans le cas de Aïn El Beïda' Si oui, pourquoi donc ces habitations ne sont pas encore alimentées en gaz de ville'
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