Les concessionnaires de l'espace situé en face du Sheraton Hôtel viennent
de faire l'objet d'une mise en demeure pour «non respect des termes du contrat»
les liant à l'EPIC de wilaya «Oran Vert», a-t-on appris auprès des concernés.
Selon les mêmes sources, l'EPIC de wilaya reprocherait aux cinq
concessionnaires qui sont spécialisés dans des activités foraines et de
restauration entre autres, le non-respect de la clause n° 3 dudit contrat qui précise
la nature même de l'activité autorisée à l'exercice dans cet espace. Un
argument complètement rejeté par les 5 opérateurs privés, qui évoquent, pour
leur part, «une résiliation abusive» du contrat, en considérant que,
contrairement à ce que «prétend» l'entreprise de wilaya, ils n'ont à aucun
moment outrepassé les limites de leurs activités respectives.
Pour connaître la version
officielle de l'entreprise publique, nous avons pris attache avec le directeur
de l'EPIC «Oran Vert» qui nous a confirmé l'envoi de la mise en demeure en
question mais sans donner de détails sur les motivations de cette résiliation.
Le responsable de wilaya a tout
de même indiqué qu'un avis d'adjudication pour la location de cet espace, situé
en face du Sheraton, sera lancé prochainement par la Direction des domaines de
la wilaya d'Oran, qui est désormais chargée de la gestion de ce dossier, une
fois que les actuels concessionnaires procèderont à l'évacuation de leur
matériel. Mais cette évacuation reste contestée par les concessionnaires qui
comptent saisir la justice pour faire valoir leur droit, estimant qu'ils ont
investi beaucoup d'argent sans contrepartie et sans que leurs contrats arrivent
à terme. «On a fait appel à nous pour redonner vie à cet espace qui était presque
à l'abandon.
Une mission que nous avons
honorée avec succès, vu que les familles oranaises ont eu beaucoup de plaisir à
se réapproprier cet espace sublime où personne ne pouvait se risquer auparavant
à y aller en famille à cause de l'insécurité qui y régnait», nous confient les
concessionnaires du site. Et d'ajouter: «En dépit de tous ces acquis, les
autorités nous ont coupé l'électricité depuis septembre dernier, ce qui nous
contraint à louer ou carrément acheter des groupes électrogènes pour faire fonctionner
nos équipements. Un autre investissement, qui vient s'ajouter à ceux que nous
avons engagés au moment de notre installation en 2009». «Ce qu'on demande
aujourd'hui, c'est simplement qu'on nous laisse travailler jusqu'à la fin de
l'été qui coïncidera avec l'arrivée à échéance de notre contrat, pour nous
permettre de récupérer une partie de nos investissements. Autrement, nous
serons condamnés à la faillite», concluent nos interlocuteurs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com