Phénicia formera des spécialistes dans la préservation du milieu marin
Phénicia d’Oran, association écologique pour la défense et la protection de l’environnement marin, a signé le 1er août dernier une convention avec la Communauté Européenne dans le cadre d’un projet d’aide à la formation de spécialistes dans la préservation du milieu marin.
«Le programme en question doit démarrer quelques semaines après le Ramadhan.» C’est ce qu’a indiqué en substance, avant-hier, Larbi Bouterfas, président de Phénicia. Dans son allocution d’ouverture de la réunion qu’il présidait au siège de cette association, à la pêcherie d’Oran, il a souligné que «l’aide octroyée par la Communauté Européenne est bel et bien entrée dans le compte, créditée d’un montant équivalent à 446 millions de centimes pour un coût éligible de près de 578 millions de centimes du projet». On notera ici que l’accord a été réalisé avec l’aide du gouvernement algérien, le ministère de la Solidarité et l’Emploi et l’Union Européenne, via le canal de l’agence de développement social.
M. Bouterfas, qui s’exprimait devant une assistance formée pour l’essentiel d’adhérents de Phénicia, du Directeur général de l’entreprise de pêches d’Oran, d’une responsable régionale de l’agence ADS ainsi que d’autres «amis de la mer», a annoncé d’emblée «la création, toute récente, d’une commission spécialisée dans la protection du milieu marin après les élections de l’Assemblée Générale ainsi que l’installation officielle d’une commission, non sans rappeler les objectifs de cette cellule qui a pour cadre d’assurer le pilotage de ce projet. Un projet de formation budgétisé et où chaque action de formation sera rémunérée, comme a tenu à le souligner Abdou Ghalem, dans son intervention, en tant que vice-président de cette association, chargée de la préservation du milieu en précisant, du reste, que ce projet sera centré sur un domaine qu’est l’éducation et la formation, avec comme objectif l’implication active de jeunes écoliers et lycéens dans la protection du littoral, la préservation des ressources et les aires marines protégées. Il faut dire que cette population cible, qui constitue une élite montante, à travers ces jeunes scolarisés qui seront formés à l’environnement, comme le dira l’orateur, sera encadrée par une soixantaine de formateurs parmi les experts et autres personnes qui détiennent un savoir-faire, tout au long de la durée du projet. Un projet limité à 15 mois et qui vise la formation de 150 personnes.
«Ce sera du concret. Il y’a des textes et nous devons agir ensemble pour les appliquer sur le terrain, à l’effet de réduire les agressions multiples et autres nuisances que connaît notre mer, la Méditerranée. Mieux, nous devons réussir ce projet et devons tous agir avec l’ensemble des acteurs concernés, que ce soit les gens de la mer ou encore les autorités portuaires», fera remarquer M. Abdou qui a invité l’assistance à faire de larges propositions pour la réussite de ce projet. «Un projet, ajoute-t-il, qui doit être à la hauteur de la tâche attendue par la communauté européenne et qui attend, prévient-on, certes, des retombées positives locales en terme de formation, entendre par là production d’un effet multiplicateur, mais aussi un retour d’expérience. L’association sera éligible, dit-on, à une aide économique C.E., si ce projet est bien conduit. Autres idées forces développées lors de cette rencontre est le rôle des autres commissions comme celles des loisirs, celles des sports nautiques et du matériel qui seront confinés dans un autre projet hors CE.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com