8 harraga sauvés et 2 autres portés disparus
Avant-hier soir, trois harraga dont l’état de santé était des plus déplorables, ont été hospitalisés aux urgences de l’hôpital d’Oran.
Les trois jeunes, dont deux frères âgés de 24 et 25 ans, avaient été transportés en urgence dans une ambulance du port d’Oran après qu’ils aient été découverts par les éléments des garde-côtes au large des eaux territoriales, en compagnie de cinq autres harraga. Le groupe a pu survivre malgré trois jours de privation passés en mer. A l’exception cependant, selon les déclarations des personnes rescapées, de deux de leurs compagnons qui auraient disparu en mer. Les recherches sont toujours menées, nous dit-on, par les garde-côtes. Toujours selon les rescapés, ils étaient 10 jeunes au départ de l’aventure, âgés de 23 à 26 ans. Ils ont décidé de partir clandestinement, dans la nuit du jeudi de la semaine écoulée, vers les côtes ibériques. Comme le bateau utilisé était trop petit et apparemment pas fait pour ce genre de traversée, des fissures sont apparues sur la coque de la barque qui commencera à prendre eau, endommageant du même coup la nourriture emportée. La survenue de cet incident impondérable privera du coup les jeunes de toute nourriture. C’est d’ailleurs dans un état de grande déshydratation qu’ils ont été découverts.
D’après les éléments du corps médical qui ont eu à traiter les malheureuses victimes, notamment pour la faim, la soif et la fatigue qu’elles ont subies, ce n’est qu’après de longues heures de repos et de soins que les jeunes harraga ont repris connaissance et ont pu revenir ainsi à la vie.
Selon toujours les informations recueillies, les rescapés sont des jeunes qui habitent au centre-ville d’Oran, plus précisément dans les quartiers Gambetta et Miramar. Ils sont tous issus de familles loin de tout besoin. Mais, quelle que soit l’aisance financière et matérielle de leurs familles respectives, nombre de jeunes recherchent toujours cet eldorado européen où tous les rêves seraient permis, ce qui les pousse à braver les dangers de la mer, au péril, souvent, de leurs vies.
B. Sakina / M. Zitouni
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com