Oran - Revue de Presse

Les mœurs des «camés» évoluent dangereusement



100 g de cocaïne pure saisiS près d’Oran La section de recherche de la gendarmerie nationale, relevant du groupement régional d’Oran, a procédé à l’arrestation de deux dangereux trafiquants récidivistes, en possession de… 100 grammes de cocaïne pure. Les éléments de la section de recherche, spécialisée dans la collecte et le suivi des renseignements, ont effectué, suite à des informations, une enquête minutieuse qui les a conduits du côté de Aïn El-Bya, où deux personnes suspectes de trafic de drogue devaient être mises en étroite surveillance. Les deux individus, G.L. (40 ans) et B.T. (50 ans) sont des récidivistes déjà connus pour leur implication dans des affaires de stupéfiants. G.L., natif de Tlemcen et résidant à Oran, avait été condamné à 33 ans de prison dont il n’a purgé que 15 avant d’être libéré. B.T., natif de Annaba, était lui aussi connu pour son implication dans le trafic de drogue. C’est donc après une longue surveillance que les éléments de la section de recherche de la gendarmerie sont passés à l’action, appréhendant les deux individus à proximité du domicile de l’un d’eux. A l’intérieur du garage, deux véhicules de marque Renault Clio seront découverts. Au niveau du bloc moteur du premier véhicule, les enquêteurs devaient mettre la main sur un sachet dissimulé sur le côté et contenant 100 grammes d’une substance blanche laquelle, après expertise approfondie, s’est avérée être de la cocaïne très pure. Des fouilles sur le deuxième véhicule permettront également de découvrir une somme d’argent d’environ 50 millions de centimes. Les deux mis en cause ont été présentés hier matin devant le procureur près le tribunal d’Arzew. Selon le rapport de la police scientifique, les 100 grammes de cocaïne sont d’une grande pureté. Signalons que c’est un stupéfiant qui provoque une dépendance immédiate, d’où l’inquiétude suite au constat selon lequel le passage des drogues dites douces aux drogues dures, dans les milieux mafieux, nécessite une vigilance extrême, sachant que le coût de ces drogues dures nécessite une plus grande organisation puisqu’un simple gramme de cette drogue est estimé entre 8.000 et 9.000 dinars, avec en plus une certaine technique nécessitant des moyens humains et logistiques importants. Au-delà de cette opération, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement de cette opération déjouée par les gendarmes. Il y a quelques années seulement, il aurait été impensable voire tabou de parler cocaïne en Algérie. Le cap est, aujourd’hui, franchi augurant de nouvelles mœurs pour les camés qui ne se suffisent plus des doses de kif.
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