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Oran : appel pour la protection du littoralOran : les autres articles



Oran : appel pour la protection du littoralOran : les autres articles
Un appel de sensibilisation et de civisme a été lancé à la société civile et aux entreprises économiques dans la soirée de jeudi par M. Mohamed Lekhal Boudjella, professeur-chercheur, membre du mouvement associatif pour la protection de l'écosystème et le littoral oranais lors d'une conférence-débats à laquelle ont assisté des représentants de la société civile, des professeurs-universitaires, des journalistes et des citoyens.Pour ce chercheur, un militant actif pour la protection de l'environnement, il ne s'agit pas seulement de faire un constat ou de tirer la sonnette d'alarme sur le phénomène qui prend d'année en année de l'ampleur à travers, par exemple, le littoral d'Oran qui compte quelque 120 kilomètres de côtes, mais, devant les conditions de changements climatiques et surtout la surpopulation au Nord du pays, il faut que la société civile et les autorités locales réagissent pour faire appliquer les textes réglementaires en vigueur. Il s'agit, a-t-il souligné, de sauver la région d'une catastrophe écologique dont les effets négatifs sont apparents et prennent de plus en plus de l'ampleur, pas uniquement à Oran mais à travers les 14 wilayas côtières.
Avec le rejets des déchets, l'absence de stations d'épuration dans certaines régions et la pêche illicite (voir la taille du poisson qui est commercialisé dans les arches de la ville), le littoral, sans parler de la période de la saison estivale, subit au jour le jour des agressions irréparables sur l'écosystème, d'un côté, et de l'autre, sur les réserves alimentaires ou les ressources halieutiques qui sont constamment menacées avec déjà la disparition de certaines espèces marines ou relevant de la faune comme par exemple le phoque pèlerin qui faisait jadis la fierté du littoral oranais où les expéditions de chercheurs scientifiques étaient chaque fois au rendez-vous sur cette côte pour des cycles d'observations, notamment au niveau des eaux des îles protégées de Habibas ou Rechgoun sans oublier la disparition du Flamant rose dont l'Oranie, avec ses zones humides d'El-Macta et Dayas (Petit Lac), était un passages obligé pour cet oiseau qui se déplace par groupe pour pouvoir se ressourcer durant les périodes hivernales.
L'on saura que, pour sensibiliser l'opinion publique, le mouvement associatif et les autorités locales, l'Association où active le professeur Lekhal a réalisé un film-documentaire de 14 minutes sur les effets dévastateurs de l'agression du littoral marin oranais.
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