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« On ne doit pas rater la révolution écologique »



« On ne doit pas rater la révolution écologique »
Des contraintes institutionnelles, technologiques et financières ralentissent le développement des énergies renouvelables, et donc de l'économie verte, en Afrique. C'est ce qu'ont rappelé les participants à la conférence africaine sur l'économie verte clôturée hier à Oran. Il s'agit donc de contourner ces obstacles pour permettre aux citoyens africains d'accéder aux énergies qui leur font défaut. D'après le directeur du centre de développement des énergies renouvelables, Noureddine Yassa, 1,3 milliard de personnes dans le monde n'ont accès à aucune énergie propre et moderne, dont 75% en Afrique. La contribution des énergies renouvelables demeure marginale. « Le manque d'expertise et de technicité dans ce secteur nous a poussés à mettre en place un institut sur les énergies renouvelables. Pour développer aussi ce type d'énergies, il faut aller vers la création de PME aux activités productives dans les énergies renouvelables et encourager les pays africains à échanger leurs expériences », recommande-t-il.C'est ce que les ministres africains se sont attelés à faire à l'occasion de cette conférence, exposant les points positifs de leurs stratégies ainsi que les points négatifs. M. Yassa leur a proposé, en outre, de réfléchir sur des programmes de développement durable à court terme, pour 2015. Passer de la parole à l'acte, a appelé la représentante de la commission économique africaine (CEA). D'autant plus, soutient-elle, que les trois facteurs de l'économie verte (humain, économique et environnemental) ne sont pas en symbiose sur le terrain. « Il faut donc penser à assurer un équilibre entre ces facteurs », estime-t-elle. Elle proposera dans ce contexte, d'appréhender les énergies renouvelables dans le cadre d'une transformation structurelle, intégrée dans une diversification économique et d'industrialisation. Un cadre pour la création de la valeur ajoutée et donc, d'emplois. « Une stratégie réalisable sur le terrain, c'est-à-dire tangible », conclut-elle. Les participants ont relevé le peu d'effort fourni dans l'exécution des projets, programmes et stratégies élaborés dans les énergies renouvelables en Afrique. « Le financement ne doit pas être un obstacle pour l'économie verte », signale le représentant de la Banque africaine de développement. Surtout qu'il existe des projets qui n'exigent pas de gros financement. « Le secteur privé et les bailleurs de fonds doivent soutenir les programmes pour le développement durable.Il est fort possible qu'ils soient financés à 50% par les investisseurs privés pour peu qu'on leur fournisse le cadre qu'il faut, comme dans la téléphonie par exemple. Et puis, les risques sont minimes. Les inve Les ministres africains, dans ce même registre, ont mis l'accent sur le cadre législatif qui ne permet pas la fluidité des financements dans les énergies renouvelables. « Nous devons nous en sortir seuls, sans l'aide de l'Occident, pour assurer notre développement. Nous devons trouver nos propres méthodes, ne pas dépendre des autres. Nous développer au niveau local, sinon nous resterons dispersés et colonisés », estime le ministre ougandais de l'Environnement. « Si l'Afrique a raté la révolution industrielle, elle ne doit pas rater la révolution écologique », dira le représentant de la Banque africaine de développement.


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