
Les ministres africains se sont engagés, hier, dans la Déclaration d'Oran adoptée à l'unanimité à l'issue de la conférence africaine sur l'économie verte, à ?uvrer à l'amélioration de la qualité des établissements humains. Ils ont en outre, appelé à ce que le processus en cours, devant aboutir à la mise en place en 2015, à Paris, d'un régime climatique ambitieux, réponde aux attentes de l'Afrique pour ce qui est notamment de la prise en charge de ses besoins en matière d'adaptation, de financement, de transfert de technologie et de renforcement des capacités. « L'Afrique reste, par ailleurs, fortement attachée aux principes et aux dispositions de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la responsabilité commune certes, mais différenciée », estiment-ils dans cette Déclaration. Ils considèrent qu'une croissance économique soutenue en Afrique nécessite des investissements adéquats dans le secteur de l'énergie, dans la recherche notamment et la coopération régionale et internationale dans la promotion des énergies renouvelables. « Nous encourageons aussi la gestion rationnelle des produits chimiques et déchets dangereux y compris les déchets d'équipements électriques et électroniques. Un financement durable et adéquat à long terme est indispensable. Il est essentiel aussi que le secteur privé aille vers des modes de développement durable », affirment-ils. Dans ce contexte, ils appellent à l'interdiction de l'importation des déchets dangereux et le contrôle des mouvements transfrontaliers. La mise en place d'un nouveau partenariat mondial est nécessaire, selon eux, pour permettre à l'Afrique de relever les innombrables défis auxquels elle fait face. Un partenariat basé sur une mobilisation effective de ressources financières, le renforcement des capacités et l'innovation. « Nous considérons qu'un système commercial multilatéral universel, réglementé, ouvert, non discriminatoire et équitable peut stimuler la croissance économique en Afrique en particulier. Il est important aussi d'associer les pays africains à la prise de décision et à la définition des normes économiques au niveau international et renforcer leur représentation dans les instances économiques et financières mondiales », estiment-ils. Notons que les ministres africains, qui plaident pour une stratégie régionale commune dans les énergies renouvelables, ont exprimé le souhait que cette présente Déclaration soit soumise par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F B
Source : www.horizons-dz.com