Les parents qui manquent à l'obligation de scolarisation de leur progéniture
dès l'âge de 6 ans et jusqu'à 16 ans, sans justifications, peuvent faire
l'objet de poursuites judiciaires. Le législateur vient de fixer les
dispositions relatives au caractère obligatoire de l'enseignement fondamental
et précise les obligations légales qui incombent aux parents et tuteurs, aux
chefs d'établissements scolaires et aux autorités communales, pour garantir le
respect de l'obligation de scolarité au bénéfice des garçons et des filles de 6
à 16 ans révolus.
Trois décrets exécutifs liés à la
mise en oeuvre de la loi d'orientation sur l'éducation nationale viennent
d'être publiés sur le journal officiel. Il s'agit de nouvelles dispositions
concernant le caractère obligatoire de l'enseignement fondamental,
l'optimisation de la carte scolaire, ainsi que la préservation des
établissements scolaires de toute déviation de leurs missions originales.
Le premier décret exécutif 10-02
du 4 janvier 2010 a pour objet de fixer les dispositions relatives à
l'obligation de l'enseignement fondamental. Ce nouveau texte, outre le fait
qu'il oblige les parents ou les tuteurs à inscrire leurs enfants à l'école fondamentale
dans un délai de 6 mois avant la rentrée scolaire, implique directement les
services compétents des communes et les chefs d'établissements dans la mise en
application de ces dispositions. A ce titre, les services de la commune doivent
dresser chaque année à la rentrée scolaire, la liste des enfants nés et/ou
résidant dans la commune, ayant atteint l'âge de l'obligation scolaire. Cette
liste doit être adressée aux services de l'éducation de la wilaya avant chaque
rentrée scolaire.
De leur côté, les directeurs
d'écoles primaires et des collèges, communiquent après chaque rentrée scolaire
aux services de l'éducation de la wilaya, tout manquement à l'obligation
d'inscription des enfants ayant atteint l'âge de scolarisation. En cas de non-justification
de l'absence ou d'absences répétées, et après une mise en demeure adressée aux
parents, le directeur de l'Education saisit le procureur de la République.
Conformément aux dispositions juridiques en vigueur, il est interdit toute
exclusion d'élève n'ayant pas atteint l'âge de 16 ans révolus...
Le second décret 10-03 du 4
janvier 2010 fixe, pour sa part, les conditions d'accès, d'utilisation et de
protection des établissements scolaires. A ce titre, la nouvelle loi stipule
que les établissements scolaires, publics ou privés, ne peuvent être utilisés
pour des activités contraires à la nature de leur objectif, notamment
l'activité commerciale. Néanmoins, ces établissements peuvent abriter en dehors
des heures de cours, des activités liées à l'éducation, entre autres, les cours
de rattrapage et les études surveillées.
Le recours aux établissements
scolaires pour l'hébergement des personnes sinistrées ou victimes de
catastrophes naturelle doit intervenir en cas de force majeure et pour une
durée de 8 jours renouvelables sur décision des autorités compétentes en
concertation avec la direction de l'Education. En dehors des heures de cours,
les syndicats légaux activant dans le secteur de l'éducation et les
associations des parents d'élèves, peuvent tenir leurs réunions au sein des
établissements scolaires après obtention d'une autorisation du directeur de
l'Education.
Enfin le troisième décret 10-04
fixe les modalités d'élaboration de mise en oeuvre et de contrôle de la carte
scolaire. Le décret précise les voies et moyens par lesquels le département de
l'éducation nationale veillera, en coordination avec les wilayas et les
communes, au développement du réseau des établissements scolaires, en relation
avec la politique de l'habitat et de l'aménagement du territoire, avec pour
objectif d'améliorer les conditions de scolarisation. En tant qu'instrument de
planification, la carte scolaire vise à organiser de manière homogène
l'implantation de tous les types d'établissements d'éducation et d'enseignement
publics, des infrastructures d'accompagnement, en coordination avec les
secteurs concernés, les wilayas et les communes, afin d'assurer, en permanence,
les meilleures conditions possibles de scolarité sur l'ensemble du territoire
national.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Belaïfa
Source : www.lequotidien-oran.com