
Le plus gros de l'intervention du ministreétait axé sur la loi sur l'information promulguée le 12 janvier 2012. « Cette loi organique a vu le jour après plus de 70 rencontres préliminaires, au cours desquelles tous les contours de l'information en Algérie ont été recadrés en fonction des exigences de la communication moderne et compétitive. » Revenant sur les problèmes vécus par le secteur de l'information depuis 1990, sur ses défaillances, l'absence d'éthique et de déontologie, l'ouverture du champ audiovisuel, le vide organique des médias électroniques, et sur l'indigence de la situation socioprofessionnelle des journalistes, M. Mehal dira : « Devant l'anarchie qui caractérisait, jusque-là, le secteur de la communication, il est devenu impératif de revoir les anciennes lois pour apporter des correctifs. En dépit des insuffisantes que peuvent lui trouver les uns et les autres, la nouvelle loi est venue pour combler les vides et enrichir de nombreux champs de l'exercice du métier », a estimé le ministre. Evoquant les perspectives, le ministre a souligné la nécessite de relever plusieurs défis, à la fois politique, culturel, juridique, managérial et technologique. Pour ce faire, le ministre a rappelé que plusieurs chantiers ont été ouverts pour répondre aux aspirations des citoyens. « Nous voulons un secteur public fort et efficace et des médias qui jouent leur rôle dans le développement socio-économique du pays et au service du citoyen », a-t-il fait savoir. M. Mehal a mis l'accent, dans ce contexte, sur la nécessité de consolider le secteur, en « réhabilitant la communication visant à informer le citoyen, à l'écouter, à susciter sa participation au développement socio-économique, en renforçant les moyens de communication et en renforçant les moyens d'information pour leur permettre d'être performants et concurrentiels ».
« LA NOUVELLE LOI PROTÈGE LES JOURNALISTES »
Sur la situation socioprofessionnelle des journalistes, M. Nacer Mehal a souligné que la nouvelle loi est venue pour atténuer la précarité qui prévaut dans le métier. « La nouvelle grille des salaires qui va entrer en application dans le secteur public mérite d'être prise en exemple par le secteur privé. Dans cette nouvelle grille où le point indiciaire est à 40 dinars, le journaliste stagiaire débute à 56.000 dinars pour terminer sa carrière autour de 160 000 DA. C'est dire que pour la première fois, il existe une loi qui organise la carrière des journalistes avec une nomenclature des postes. La loi sur l'information prévoit aussi une assurance vie pour les zones à risques. Un journaliste qui n'est pas assuré peut refuser une mission dangereuse sans risquer le licenciement », observe le ministre. Evoquant le statut du correspondant de presse, M. Mehal dira que la nouvelle loi le protège désormais des exactions et de la précarité. A propos de l'aide à la formation, il a signalé que la loi de finances pour 2012 a institué un fonds d'aide de 400 millions de dinars géré par l'Etat et destiné à la formation et au recyclage des journalistes qui le désirent. Pour ce qui est de l'éthique et de la déontologie dont souffre le métier, il est question de la prochaine institution d'un conseil « élu par les seuls professionnels » pour veiller au respect des normes professionnelles. L'ouverture du champ audiovisuel et la réhabilitation de l'ENTV ont été les autres sujets abordés. « Le processus de réhabilitation de la télévision nationale est en cours » avec pour objectif de « réconcilier ce média avec son public » et de « permettre de faire face à la prochaine ouverture du champ audiovisuel », a indiqué le ministre. « L'objectif est d'aboutir à terme à une certaine concurrence entre les cinq chaînes », a souligné M. Mehal, citant l'exemple du journal télévisé.
Amar Abbas
« Je m'opposerai à toute forme d'intimidation visant les journalistes »
Le ministre de la Communication, M. Nacer Mehal, a indiqué, hier à Oran, qu'il s'opposerait à « toute forme d'intimidation » visant les journalistes. « Je m'opposerai contre toute forme d'intimidation visant les journalistes », a souligné le ministre, en réponse à une question sur des actes répréhensibles commis dernièrement à Alger par des policiers contre deux journalistes. « Je me félicite de la décision du Directeur général de la sûreté nationale de sanctionner ces agents de police, auteurs de ces actes », a ajouté M. Mehal. Le ministre a souhaité que ce genre d'actes « ne se reproduise plus à l'avenir ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com