Oran

N’est-ce pas par l’évocation de Dieu que se tranquillisent les coeurs ?



N’est-ce pas par l’évocation de Dieu que se tranquillisent les coeurs ? La seconde est la maladie de la passion (chahoua), qui excite nos sens et nos désirs les plus refoulés afin de nous détourner du rappel de Dieu. Le Très Haut conseilla les femmes du Prophète en ces termes : «Â Oh, femmes du prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent.». Sourate 33, Al Ahzab (Les coalisés), verset 32  Nous souffrons quasiment tous, à des degrés divers, de cette maladie qui nous atteint à tous les niveaux, au plan physique (la nourriture et le sexe) aussi bien que psychique (la convoitise, l’orgueil, l’amour de la célébrité...). Quant au cœur mort, c’est celui que Dieu a décrit dans le Coran en ces termes qui se passent de commentaires : «Très certainement les incroyants, cela leur est égal, que tu les avertissent ou non : ils ne croiront jamais. Dieu a scellé leurs coeurs et leurs oreilles, et un voile épais leur couvre la vue, et pour eux il y aura un grand châtiment. » Sourate 2, Al Baqarah (La vache), versets 6-7 Dans le même sens, Dieu nous rappelle qu’une pratique dépourvue de spiritualité endurcit le coeur, et le tuera certainement : «Â Le moment n’est-il pas venu, pour ceux qui ont cru, que leurs coeurs s’humilient à l’évocation de Dieu et devant ce qui est descendu de la vérité [le Coran] ? Et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux. Ceux-ci trouvèrent le temps assez long et leurs coeurs s’endurcirent, et beaucoup d’entre eux sont pervers. » Sourate 57, Al Hadid (Le fer), verset 16 Les quatre sortes d’âme L’âme, ce souffle de vie qui anime notre corps, n’est pas non plus exempte des maladies et des défauts qui entachent sa pureté. Dans son chapitre consacré au repentir, l’imam al Ghazâlî définit ainsi quatre degrés de l’âme. Dieu mentionne le premier degré, dans le Coran, par le qualificatif de «Â âme apaisée » (nafs moutmaïnnah). C’est celle du serviteur repentant, sincère dans son repentir, puis qui s’est conformé totalement à la voie tracée par notre noble Prophète . Il a maîtrisé ses passions en les assujettissant aux prescriptions divines, et il a fortifié son coeur afin qu’il soit insensible aux insufflations du diable. Le second degré est celui que Dieu a qualifié de «Â âme qui ne cesse de se blâmer [3] » (nafs lawwâmah). C’est celle du serviteur qui s’est repenti, puis a suivi la voie de la droiture en s’écartant des grands péchés et en accomplissant assidûment les actes du culte, si ce n’est qu’il lui arrive parfois de succomber aux tentations vénielles (les petits péchés). Mais à chaque défaillance, il se remet en question afin de progresser sur le chemin de l’ascèse. Dieu décrit ces serviteurs ainsi : «Â Ceux qui évitent les plus grands péchés ainsi que les turpitudes, si ce n’est les fautes légères. » Sourate 53, An-Najm (L’étoile), verset 32 A suivre...
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