A 22 ans, Mohamed Ouail se dit convaincu qu'il est temps pour lui de tenter une expérience dans une équipe de haut niveau et donner un autre élan à sa carrière. Il ne veut plus se contenter d'évoluer dans les équipes de divisions inférieures estimant qu'il est, dans le cas échéant, en train de perdre son temps.
Occupant le poste le plus sensible dans une équipe de football, à savoir gardien de but, il dispose des qualités requises (physiques, techniques et mentales) pour s'imposer, mais n'a besoin que d'un déclic pour faire encore plus étalage de sa classe. Il veut découvrir le haut niveau. Cet été, il était en contacts très avancés avec des équipes de DNA (division nationale amateur), mais a fini par opter pour l'IR Boufarik, pensionnaire de Régionale 1. L'échec des négociations, selon lui, avec ces formations est dû, en grande partie, au fait que leurs responsables l'ont sous-estimé, surtout qu'il est jeune est vient d'une petite équipe, Fouka en l'occurrence. Il n'a donc pu atteindre son objectif et a apposé sa signature sur un contrat d'une année avec la deuxième équipe de la ville des Oranges. «J'ai décidé de reculer pour mieux sauter», nous a-t-il dit. «Contrairement à ce que peuvent penser certains, évoluer dans les divisions inférieures donne une expérience inouïe pour chaque joueur, surtout que c'est, souvent, le volet physique et la pression des supporters qui prennent le dessus. Et c'est la raison pour laquelle on voit plusieurs joueurs, venus de ces divisions, réussir dans les clubs de l'élite. Cependant, il ne faut pas s'éterniser dans ce palier, puisqu'on doit voir plus grand au fil des années, ce que je suis en train de faire», ajoutera-t-il. Mais pour ce faire, Mohamed est convaincu que cela devra passer par la disposition d'un manager digne de ce nom, qui pourra l'aider dans sa quête de frapper aux portes des grands clubs. «J'avais signé avec un manager, mais les choses n'ont pas bien marché, pour diverses raisons. Actuellement, je suis à la recherche d'un autre, plus sérieux, qui pourra m'aider dans mon objectif. Avoir un manager, actuellement, est devenu une chose primordiale, surtout qu'excepté les Ligues 1 et 2, les autres divisions ne bénéficient pas d'une bonne couverture médiatique», enchaînera-t-il dans ce sillage. Il reconnaît, en outre, que le fait d'avoir changé trop de clubs en catégories jeunes lui a joué un mauvais tour, lui qui a évolué, entre autres, à l'ESM Koléa (2 ans) et au au RCK (4 ans). En senior, il a joué une saison à Fouka, s'engageant ensuite avec l'IR Boufarik cet été. Mohamed, dont la qualité principale est son placement dans sa cage et sa vitesse d'interception, a la principale conviction que les gardiens de but en Algérie ne sont pas bien pris en charge, «et l'exemple de M'bolhi, titulaire en équipe nationale bien qu'il ne joue plus dans son club russe, en est la parfaite illustration».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.infosoir.com