Oran - Revue de Presse

Messerghine



Des canalisations éclatées depuis… quatre ans Alors que des milliers de foyers sont toujours privés d’eau à travers la wilaya d’Oran, à Messerghine, ville relevant de la daïra de Boutlélis, plusieurs chantiers de construction sont depuis longtemps à l’arrêt en raison justement des importantes quantités d’eau qui les inondent et qui proviennent de canalisations éclatées depuis plus de… quatre années. Sur place, il nous a donné de constater que contrairement aux appels à l’économie de l’eau et aux normes universelles qui veulent que les assiettes devant recevoir des constructions soient préalablement traitées et dotées de réseaux fiables, notamment pour l’évacuation des eaux usées ou pluviales, l’AEP et souvent aussi le gaz de ville, à Messerghine, l’îlot F, également connu sous l’appellation lot 265 Diar El-Rahma, les innombrables défectuosités relevées dans les conduites d’eau font que ce site est depuis plus de quatre années souvent envahi par des eaux comme en font foi l’expertise réalisée par un ingénieur d’Etat en génie civil-industriel parasismique, expert judiciaire assermenté, agréé près les Cours et tribunaux ainsi que nos propres constatations. Lors de ce même déplacement, nous avons aussi relevé que la plupart des canalisations d’AEP sont hors d’usage et laissent s’échapper d’importantes quantités d’eau qui se perdent inutilement soit dans le canal jouxtant Diar El-Rahma soit dans la nature. Ce même constat est fait à travers pratiquement toutes les rues du quartier portant le nom de l’établissement de bienfaisance voisin. A niveau du lot 265 où de nombreuses constructions sont en cours, la situation est plus grave puisque les eaux en provenance des canalisations éclatées empêchent la poursuite des travaux sur d’autres chantiers. Selon A.H, propriétaire d’un lot que cette situation pénalise très lourdement, «Cela fait plusieurs années que j’essaye de sensibiliser l’Agence foncière d’Oran et l’ADE à notre problème comme en font foi les copies des courriers datés de 2004 et dont je vous remets copie. Cependant, à chaque fois qu’ils sont relancés, ces mêmes services promettent de régler le problème mais sans jamais tenir leurs engagements. Pour faire face à cette situation, je me suis adressé à la direction de l’Hydraulique qui a, à son tour, saisi, par courrier n°618/DHWO/2005 du 22 mars 2005, l’Agence foncière d’Oran pour l’informer que «la conduite d’AEP (éclatée) en question était en place bien avant la projection du lotissement» avant de conclure «Néanmoins, je vous fais savoir que le déplacement de cette canalisation est bien pris en charge par notre direction et programmé pour l’exercice 2005, la date précise des travaux vous sera transmise ultérieurement». Depuis lors, assure A.H., plus rien. «Devant cette absence de réaction et afin de préserver mes droits, assure A.H., j’ai commandé une expertise qu’un ingénieur d’Etat en génie civil industriel expert judiciaire qui a constaté que le ferraillage est complètement rouillé, en signalant que le ferraillage des semelles et longrines a subi les eaux provenant de la conduite toujours existante. Le béton de qualité, matériau poreux, a également subi les eaux de cette canalisation. Ces éléments de structure ne peuvent en aucune façon jouer le rôle qui leur est dévolu selon les règles». S’agissant des dégâts que H.A. impute à l’existence de la canalisation éclatée, l’expertise assure que: «Etant donné que le chantier est arrêté depuis deux années -à la date du 11/10/2005- et vu que les éléments porteurs réalisés ne pourront plus jouer leur rôle statique et dynamique de l’ouvrage, il est proposé la dépose de l’ensemble des ces éléments après avoir enlevé la canalisation hors d’assiette ce qui va engendrer un double investissement pour le requérant et le coût global des dégâts a été estimé à 875.000 DA.» Selon notre interlocuteur, «En dépit de toutes ces démarches, les services en charge de ce problème continuent à faire la sourde oreille et ne semblent guère disposés à remédier à cette pénible situation d’où une très importante perte de cette denrée vitale». L’eau continuant à se perdre inutilement dans la nature alors que des milliers de robinets sont à sec et que des chantiers sont par ailleurs bloqués en raison des eaux qui les submergent, que faire? La question est posée et de la réponse que lui apporteront lesdits services dépendra le sort de milliers de foyers et celui des chantiers à l’arrêt. M. Nemili
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