Oran - Revue de Presse

MC Oran : Quatre postulants briguent la présidence du club



«On a signé l'acte de décès du Mouloudia en ce 14 juillet 2008», dira un fervent supporter. Ce point de vue reflète bien la tension et le climat de désordre ayant prévalu lors de l'AGO, acte 2, avant-hier à la Munatec de Canastel.

Indigne et honteux à la fois, ce qui s'est passé lors de ces travaux où certains anciens dirigeants, censés donner l'exemple, ont mis le feu aux poudres. Les responsables de la DJS, l'huissier de justice, maître Farik Ali, dépassés par les évènements, ont eu toutes les peines du monde à maîtriser la situation et faire appliquer la réglementation lors de ce conclave. Après le rejet du bilan moral de l'ère Djebbari, on a procédé à la mise en place d'une commission de candidature au moment où le bilan financier n'a pas été présenté à l'assistance du fait que plusieurs membres ont quitté la salle.

Le commissaire aux comptes nous a affirmé qu'il rejette ce bilan en raison de la confusion qui a régné lors de ces travaux et qu'il allait saisir qui de droit, allant même jusqu'à bloquer les comptes du club. C'est donc une issue regrettable qu'aura connue cette AGO, où le grand perdant reste le club, pris en otage par ces décideurs et membres influents qui n'ont même pas daigné assister à cette assemblée. Les incidents ayant émaillé cette assemblée ont surtout révélé l'échec de la souveraineté d'une AG incapable de sortir le MCO de sa léthargie et de lui donner la dimension qui lui convient. C'est un véritable scandale auquel nous avons assisté lors de cette AGO qui a été beaucoup plus une occasion pour certains de régler des comptes personnels. Cette situation risque de porter préjudice au MCO.

Le plus étonnant, c'est le silence observé par les autorités locales. Le MCO n'attire plus les grands sponsors et les grands joueurs. Encore plus, il perd au fil des jours de sa notoriété. Les mentalités doivent coûte que coûte changer. Dans ce contexte, les quatre postulants annoncés jusque-là à la présidence du club, à savoir Kacem Elimam, Chaouch Ghalem, Belhadj dit «Baba» et Tayeb Mehiaoui, doivent rectifier le tir et retenir les leçons du passé pour repartir du bon pied et redresser la situation.


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