Oran - Revue de Presse

MC Oran - Gomès contraint ses joueurs au black-out



«C’est moi qui commande au Mouloudia» L’entraîneur portugais du Mouloudia d’Oran nous a fait savoir, hier matin, lors de la séance d’entraînement de l’équipe au stade «St. Eugène» qu’il a donné des instructions à ses joueurs de ne faire aucun commentaire dans la presse. Aucun joueur ou dirigeant, d’ailleurs, ne l’avait fait, jeudi dernier, après la victoire du Mouloudia face au NA Hussein Dey. Cette décision de boycotter la presse locale (sauf un certain titre, bien entendu, à qui l’on réserve l’exclusivité de tout ce qui passe… de bien, évidemment, au MCO), remonte, semble-t-il, à l’après match de Sétif, où l’entraîneur Gomès fut sèchement critiqué dans certains organes de presse sur le plan technique. Cela a exaspéré le Portugais qui dira justement à ce sujet : «Je le dis en toute franchise, certains journalistes sont des analphabètes et ne connaissent rien au football. Je ne pense pas qu’une personne autre qu’un entraîneur soit capable de peser le pour et le contre, dans un match pour le bien de son équipe, encore moins des journalistes qui ne veulent que détruire l’esprit du groupe. C’est pour cela que j’ai demandé aux joueurs de faire le «black-out», car tant que je serais au Mouloudia personne d’autre que moi ne saura ce qui est bien ou mauvais pour le groupe. C’est moi qui commande! Je tente d’apporter mon savoir-faire et mon expérience pour le bien de cette équipe, afin de développer le niveau et construire un club compétitif mais je remarque que l’entourage du club n’est pas forcément de tout cœur avec ce que j’essaye d’entreprendre». Eurico Gomès précisera, cependant, que ce ne sont, seulement, que trois ou quatre journalistes qui portent préjudice au club. Cependant, il s’abstiendra de faire des commentaires sur les deux derniers passables matches de championnat qu’a livré son équipe. Par contre, il n’a pas laissé passer l’occasion de… se jeter des fleurs en parlant du rôle qu’il joue au MC Oran, depuis son arrivée. «Je ne vois pas pourquoi on critique un entraîneur qui, déjà, l’année dernière, a sauvé le MCO d’une relégation certaine et a réussi à replacer l’équipe au classement général et qui, en plus, a réussi, entre autre, à faire bénéficier le club d’une très grande entrée d’argent avec le transfert de Binya. J’ai, par la même occasion, sauvé la carrière du Camerounais qui n’avait plus sa place ici. Le championnat algérien n’est pas d’un très grand niveau et si j’avais l’occasion, je sauverais tant d’autres joueurs». Ce sont-là, des propos peu amènes de l’entraîneur Gomès à l’égard du football national. Mais, c’est certainement la stricte vérité. Une vérité amère à l’encontre d’un football en pleine traversée du désert.
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