Oran - Revue de Presse

Le procureur requiert une peine plus lourde contre l’escroc



Il se faisait passer pour un agent de la sécurité militaire Lors de l’audience d’hier, le représentant du ministère public près la Cour d’appel d’Oran a requis une peine plus lourde que celle prononcée par le tribunal à l’encontre du dénommé B.H. Pour rappel, condamné une première fois par le tribunal à la peine de 18 mois de prison ferme pour usurpation d’identité, insultes, menaces, utilisation d’arme à feu et usurpation d’identité, le prévenu a été appelé hier devant la Cour d’appel pour répondre des mêmes griefs. Les faits de cette affaire remontent à près de quatre mois au niveau du rond point d’El Bahia. Le mis en cause qui se trouvait à bord de sa voiture a été coincé dans un encombrement. Selon les recoupements, les voitures d’un cortége mortuaire ont été à l’origine de cet embouteillage. Impatient, le prévenu essayera par tous les moyens de se frayer un chemin. Cette attitude ayant déplu aux personnes présentes, les choses ont vite dégénéré. L’une des ces personnes descendit de voiture et alla le trouver pour l’inviter à plus de retenue et de respect. Les paroles ont vite cédé place aux mains. Prenant peur, le mis en cause sortit une arme qui se trouvait dans sa voiture et la brandit dans la direction du groupe de citoyens en criant qu’il est membre de la sécurité militaire. Aussitôt prévenus, des gendarmes se rendirent sur les lieux où ils appréhendèrent le prévenu. Présenté devant le magistrat instructeur du tribunal d’Es Seddikia, il a été placé sous mandat de dépôt. Jugé en première instance, B.H affirmera qu’il n’a jamais prétendu appartenir à un corps de la sécurité et encore moins d’avoir menacé des personnes avec une arme à feu. Ayant comparu hier devant la Cour, il a réitéré les mêmes paroles, tout en expliquant que l’arme en question n’était pas une arme à feu. Pour sa défense, il expliquera qu’étant employé dans une société à l’étranger, plus précisément en Espagne, ses employeurs l’ont équipé de ce genre de pistolets par ailleurs inoffensifs et couramment utilisés par les personnels de sécurité de l’entreprise. Il poursuivra «Comme je travaille là-bas, j’ai en ma possession cette arme». Pourtant, lui rétorquera le magistrat, vous l’avez utilisée pour menacer des citoyens. «Non M. le juge, je ne les ai pas menacés, j’ai juste essayé de les repousser en leur faisant peur. Ayant constaté que plus de quatre personnes se dirigeaient vers moi, l’air menaçant, j’ai pris peur et pour les maintenir à distance et éviter la bagarre, j’ai sorti cette arme». Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis une aggravation de la peine. La défense plaidera l’acquittement de son mandant.
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