Oran - Revue de Presse

Mawlid En-Nabaoui : Nassim El-Andalous marque le coup



A l'occasion du Mawlid En-Nabaoui, l'association musicale Nassim El Endalous a donné, jeudi dernier, un récital de musique dans le chapiteau de l'hôtel Sheraton d'Oran. Il s'agit en fait d'une coutume propre à cette association que de donner, à chaque «mawlid», des concerts musicaux. Cependant, ces deux dernières années au moins, cette coutume a été négligée, «et c'est la raison pour laquelle, nous dit Benmansour, un des responsables de l'association, on veut à tous prix renouer avec». Et de ce fait, une foule nombreuse est venue, assister à cette «gâada»… tellement nombreuse d'ailleurs qu'il régnait, dans le chapiteau dans lequel se déroulait la soirée, une chaleur suffocante : toutes les places assises étaient prises et beaucoup sont restés debout. Il faut dire qu'un tel engouement du public n'est pas adéquat avec un espace tel que ce chapiteau, qui est démuni de murs. Hormis ce petit détail, pour le reste, autant dire que l'ambiance musicale, pour ceux qui en sont fans du moins, était au rendez-vous. La soirée s'est scindée en trois tableaux : pour ce qui est du premier, ce sont les juniors, les cadets de l'association, qui sont montés sur scène pour divulguer au public leur prouesse naissante. Cent dix éléments, composés essentiellement d'élèves de dix à quinze ans, étaient sous les feux des projecteurs pour clamer du «m'dih», et ce au grand ravissement du public. Par la suite, pour ce qui est du deuxième tableau, il s'agit du «grand orchestre» qui est monté sur scène, c'est-à-dire composé d'éléments plus ou moins connus dans l'association. Du moins, d'éléments qui ont déjà fait leurs preuves dans d'autres évènements de ce genre. Ils étaient en tout plus de cinquante musiciens, et ont essentiellement clamé ce qu'on appelle «la nouba el maya». Le troisième tableau, celui avec lequel a été clôturée la soirée, a enfin laissé place aux séniors, les maîtres de Nassim El-Andalous. Les «anciens», donc, sous l'égide du chef d'orchestre Chiali Zakaria, ont véritablement enchanté l'assistance, tout à fait conquise.

 Pour rappel, il est à noter que l'association Nassim El-Andalous a soufflé l'année dernière ses quarante bougies. Alors qu'au début, elle n'était composée que d'un petit groupe de cinq musiciens, elle a réussi, au fil des années, à former plus de sept mille éléments. Appréciée pour son sérieux et sa ténacité, elle participe régulièrement à toutes sortes d'événements culturels propres à la musique andalouse. L'une des toutes dernières en date, on peut compter le «festival du m'dih», organisé par l'association En'nahda, qui a eu lieu à l'auditorium de l'USTO, le mois de mai dernier.


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