La distribution des tables reportée
L’opération de distribution de nouvelles tables avec bâches au profit des commerçants patentés du marché de la rue des Aurès(ex-La Bastille), n’est pas à l’ordre du jour. C’est ce que confirme le responsable de la division des affaires économiques de la ville d’Oran qui assure que cette opération est conditionnée par l’engagement des futurs bénéficiaires de ne pas les revendre.Pour préserver les chances de succès de cette opération, les gestionnaires locaux ont préféré adopter une démarche prudente, c’est-à-dire encore temporiser, comme l’explique M. Rabah Bournouche, responsable de la division des affaires économiques qui évoque l’acquisition récente d’une centaine de tables de 2,20 m sur 90 cm au profit des commerçants de ce marché des fruits et légumes, le tout pour un montant de 200 millions de centimes. Des tables, précise t-il, qui n’ont rien à envier à celles qu’on a coutume de voir dans les marchés d’ailleurs et qui ont pour cadre de redonner vie à cet espace commercial qui affiche grise mine. Une mine, en tout cas, pas du tout gaie à évoquer lorsqu’on connaît l’état actuel de ce marché, à la fois crasseux et envahi par l’étalage sauvage. Un marché, de surcroît, envahi par les commerçants à la sauvette, à l’image de la trentaine de marchés des fruits et légumes dont dispose la ville d’Oran. Il faut dire que sur 29 marchés exactement que compte la commune d’Oran, comme le dit avec regret la déléguée communale, 17 sont gagnés par l’informel. L’amère réalité, déplore t-on de même source, est que huit (8 )marchés des fruits et légumes sont aujourd’hui fermés à tel point que les commerçants légaux ont été contraints de fermer boutique ou ont évacué les lieux pour occuper tout simplement la voie publique au même titre que les autres qui ont choisi de leur livrer une concurrence déloyale. C’est le cas des commerçants de Boulanger ou encore des Glycines, de Gambetta, de Courbet, de Delmonte, de Mimosas ou encore ceux d’El Hamri qui ne cessent de crier grâce à cause de ce nouveau tsunami qui a balayé dans son sillage tout ce qu’il y avait de légal. Les propos du directeur de la division communale des affaires économiques sont, on ne peut plus clairs :»Le marché de la rue des Aurès demeure une véritable plaie dans la ville. Il est temps de faire appel aux commerçants pour se constituer en association en tant que force de proposition afin d’en finir avec ce problème d’occupation de la voie publique par le commerce informel. Le hic est que, souvent, les commerçants agissent en ordre dispersé; ce qui n’a malheureusement pas rendu service à tout le monde» s’exclame notre interlocuteur qui se désole que nos marchés puissent atteindre un tel degré d’insalubrité. Il est à espérer que les services compétents soient sensibles à cette question pour permettre à l’Etat de réoccuper le marché et reprendre les travaux d’aménagement de la voirie.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com