Oran - Revue de Presse

Marché de l’or et de la bijouterie



«80% des professionnels de l’or ont abandonné leur activité» La situation catastrophique que connaît le marché de l’or depuis ces 15 dernières années a contraint 80%des professionnels du domaine à abandonner leur activité. «Une hémorragie qui se justifie par l’ampleur des entraves qui freinent le développement du métier, par la hausse du coût de la matière première et des taxes qui y sont imposées», a déclaré M.Ghazi Kouider, président du comité national des artisans bijoutiers, lors de la première rencontre de wilaya sur l’or qui s’est tenue, jeudi dernier, au siège de la mutuelle des travailleurs du secteur de l’éducation.Ce dernier ajoutera que «les charges fiscales ont pesé très lourd sur la situation des artisans, notamment en ce qui concerne la taxe de la valeur ajoutée sur le chiffre d’affaires fixée à 12%. Une charge qualifiée d’inconcevable et d’irrationnelle surtout si on la compare avec celle imposée aux commerçants estimée à 06%». S’agissant de la matière première, le président de ce comité national souligne que l’office national de l’or s’est abstenu d’approvisionner les artisans en lingots d’or depuis trois mois. Un élément qui a induit une hausse dans le prix de vente de l’or récupéré «cassé». Notre interlocuteur affirme que l’AGENOR n’approvisionne pas les artisans bijoutiers et révèle que les professionnels du métier manquent de formation et la relève dans ce domaine est loin d’être assurée. A ce propos, il y a lieu de savoir que le nombre des producteurs professionnels de l’or ne dépasse pas 20 personnes. Ces derniers réclament l’autorisation d’importation de l’or dont le prix sur le marché mondial est fixé à 19 mille Euros le lingot. Ceci intervient au moment où l’AGENOR vend l’or aux enchères. Dans le même sillage, le directeur de la Banque de Développement Local (BDL) révèle que l’opération du poinçonnage de l’or hypothéqué au niveau de la banque a levé le voile sur un trafic flagrant dans cette matière précieuse. Plusieurs cas ont été enregistrés, dit-il, avant d’expliquer que l’établissement se trouve de ce fait victime de plusieurs cas d’arnaques car les bijoux hypothéqués sont acceptés au niveau de la BDL comme étant authentiques de catégorie 18 carats. La banque demande aux services de garantie de donner la possibilité aux clients de refaire le poinçonnage de leurs bijoux avant de les hypothéquer. La BDL enregistre la réception de 500 à 600 clients par jour. Sur un autre plan, l’expert judiciaire M. Benakâouche affirme que l’artisan est appelé à être assez prudent pour éviter de tomber dans certains délits en se procurant de l’or récupéré sans connaître sa source et à s’assurer de l’identité du vendeur. A titre d’exemple, l’artisan n’a pas le droit d’acheter de l’or récupéré chez une personne mineure. Ceci est considéré comme un délit. L’expert judiciaire déplore l’absence de consultants spécialisés dans ce domaine. Soulignons que le nombre des artisans bijoutiers dépasse 1.000 dont 750 exercent au niveau de la ville d’Oran. A.A/S.A.
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