Les habitants des 120 logements menacés
L’abattoir illicite à ciel ouvert, situé sur la voie principale menant à la zone industrielle de Hassi Ameur, commence à menacer sérieusement la santé des milliers de citoyens, notamment les habitants des 120 logements.
Cette menace vient de la prolifération de l’insalubrité, des chiens errants et des insectes nuisibles, née des conditions inadmissibles et infectes dans lesquelles des dizaines, voire des vingtaines de moutons sont abattus. Les meutes de chiens errants et les chats que ces ordures attirent, accentuent la désolation des lieux surtout que le site n’est pas loin de la zone industrielle.Les abattoirs clandestins continuent d’inonder les marchés de produits échappant à tout contrôle. A Hassi Bounif et en dépit de la traque implacable de la gendarmerie, les innombrables bouchers occasionnels qui exerçaient sur la voie publique, à quelques encablures seulement du chef-lieu de la commune et qui en avaient été chassés sans ménagement, semblaient avoir trouvé la parade pour poursuivre leur sale besogne. Préjudiciable à l’économie nationale et à la santé humaine, les bouchers du secteur de l’informel ont investi Hassi Ameur qu’ils ont vite transformé en abattoir à ciel ouvert. Pour échapper au contrôle et écouler sans trop de risques leur infecte marchandise, ces bouchers engagent des guetteurs rabatteurs qui sont chargés d’épier les déplacements des forces de l’ordre et, le cas échéant, faire le racolage de la clientèle. Leurs étals de fortune saisis, ces hors-la-loi ont vite trouvé la solution de rechange.
Aussitôt la bête égorgée et dépecée, elle est accrochée à un arbre et soumise à la vente. Pour les clients de la wilaya d’Oran, l’abattage clandestin offre la possibilité de consommer de la viande fraîche à bon prix. Pour les habitués du lieu, les prix de cette viande fraîche sont très intéressants. A 350 DA le kilogramme, c’est la bonne affaire pour le consommateur de viande. L’un d’entre eux déclare que depuis qu’il a découvert ce marché, il ne consomme plus de produits congelés. Du côté des «praticiens» de l’abattage clandestin, ils affirment qu’ils se réfèrent à ce procédé illégal, faute de disponibilité d’un abattoir communal. Ils font savoir, par ailleurs, que les autorités locales leur ont attribué des locaux commerciaux à l’intérieur du marché couvert sis au cœur de l’agglomération urbaine. Des locaux qu’ils n’ont pu occuper, à cause de l’inexistence d’un parking pour les véhicules, révèlent les «Moualas». Dans ce contexte, l’on apprend qu’une trentaine de locaux commerciaux sis dans le marché du quartier «Khaled Ibn El Walid» sont, à ce jour, fermés. Ces bouchers illégaux ont refusé de les exploiter. Cette fois-ci, leur prétexte est le positionnement de ce marché. Ils estiment qu’il est situé dans un lieu isolé et loin de la circulation des personnes. D’autre part, les pouvoirs locaux ont inscrit un projet de réalisation d’un autre espace commercial pour lequel une enveloppe de l’ordre de 1,4 milliards de centimes a été dégagée. Il devrait être situé hors du chef-lieu de la commune et comptera 300 locaux commerciaux. Le projet qui devait être réceptionné en juillet 2005 n’a toujours pas été lancé pour des problèmes liés à un désaccord entre les autorités et les entrepreneurs qui étaient chargés de sa réalisation.
Khadra /S.A.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com