Oran - Revue de Presse

Enseignement technique



Le haro des professeurs de l’ENSET Les professeurs sortis de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Enseignement Techniques (ENSET) crient haro et sollicitent l’intervention du ministre de l’Education pour mettre fin à leur calvaire. Ils sont une trentaine de professeurs des promo-tions de 1997 à 2004 qui n’ont pas trouvé, à ce jour, un poste permanent. «De vacation en vacation, j’ai assuré des cours de mathématiques au lycée, des cours d’arabe pour la 1ère année primaire puis de l’électronique dans un CEM. Durant les années grasses, je fais trois à quatre vacations dans divers paliers, et durant les saisons maigres, je bosse comme manœuvre en maçonnerie ou garçon de café. Toutes nos doléances, collectives ou individuelles, ont été aplanies. Je n’ai plus de vie familiale à cause de la précarité dans laquelle nous pousse l’inanité du Directeur de l’Education. J’ai dépassé l’âge de 35 ans, sans avoir le moindre projet de vie ni carrière», a déclaré M… Les professeurs se sont rebiffés, cette fois-ci, après l’affichage des résultats de l’énième concours du 12 mars dernier auquel ils ont participé encore une fois, sans y figurer. Ce concours a été programmé par la direction de l’Education pour choisir parmi 1.700 concurrents, 50 professeurs qui seront partagés entre les paliers moyens et primaires. Les professeurs de l’ENSET qui ont une licence d’enseignement ne peuvent être recrutés dans les paliers primaire et moyen qu’après avoir passé un concours parmi des concurrents qui n’ont pas leur niveau. D’après leurs déclarations, le directeur de l’Education a émis son accord de principe quant à leur recrutement après ce dernier concours. Dans le procès-verbal de la réunion qui a regroupé les représentants des professeurs de l’ENSET et la direction de l’Education en date du 18 avril 2007, représentée par son secrétaire général, on relève que «les professeurs de l’ENSET seront privilégiés, une fois que les postes budgétaires seront dégagés par la fonction publique». Une ampliation a été adressée à la wilaya d’Oran pour arbitrage. Depuis, la fonction publique à travers ses responsables, déclare qu’elle dégage chaque année des postes dans l’enseignement primaire, moyen et secondaire mais le directeur de l’Education déclare qu’il n’a rien reçu. Paradoxalement, à chaque année scolaire, des lycéens et des directeurs ont toujours décrié le manque de professeurs. En conclusion, les professeurs sortis de l’ENSET déclarent que tant que l’Education est régie par le favoritisme et fait du prince, leur situation perdurera car «leur cas n’est pas du tout une urgence et il ne présente nullement un intérêt». Les professeurs ont entendu ces dires de la bouche d’un responsable de l’académie. Benachour M.
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