Les famillesayant opté cet été pour les salles des fêtes pour différentes raisons, ont étésurprises de l'augmentation sensible des tarifs. En dépit du faitque la réservation s'est faite au début de l'année, notamment pour ceux qui ontretenu les mois de juin et août, la facture pour cette alternative, la seulepour certains qui ne disposent pas d'assez d'espace pour organiser leurs fêtesfamiliales, semble salée. Ainsi, selon les habitués des salles des fêtes, leprix a augmenté à hauteur de 20%. Pour des gérants de salles implantées à Oran,cette hausse des tarifs s'expliquerait par la demande plus importante et àl'augmentation de certaines charges comme l'électricité, l'eau, les salaires dupersonnel et les frais d'entretien des différents équipements, notamment lasonorisation. Concernant les prix pratiqués, ils varient selon plusieursparamètres. D'abord le choix de la journée de la semaine, ensuite les servicesdemandés, la proximité de la salle, la disponibilité d'une aire destationnement pour les invités et enfin, le nombre d'invités à prendre en charge.A signaler, dans le même ordre d'idées, que la différence des prix constatée ily a quelques années entre les saisons basses et hautes, n'est plus aussiimportante. Ceci s'explique par la forte demande sur les salles de fête. Cetteoption semblant de plus en plus se généraliser pour des raisons multiples,notamment pour des questions pratiques liées à l'espace. Mais pas seulement. Eneffet, de plus en plus, les familles réchignent à s'embarquer dans despréparatifs sans fin, préférant les salles des fêtes qui se chargeront de tout. Mais la hausse des tarifs a eu aussi desrépercussions pour le moins inattendues. C'est ainsi, par exemple pour lesmariages, que les deux familles, voulant certainement faire des économies,optent pour une seule location au lieu de deux. En d'autres termes, et pourlimiter les dépenses, les deux parties s'entendent pour une fête commune,contrairement à ce qui se faisait auparavant. Par ailleurs, le choix de la salle des fêtesne se fait plus par rapport à la proximité ou aux commodités qu'elle offre.Mais surtout par rapport aux tarifs proposés et qui restent dans la majoritédes cas non négociables étant donné que les gérants savent qu'ils ont affaire àdes clients n'ayant pas d'autres choix. Ainsi, une virée à travers quelquessalles des fêtes de la ville nous renseigne que plus on s'éloigne ducentre-ville, plus les prix sont plus ou moins abordables. Ainsi, pour lesmêmes commodités et la même superficie, la différence peut atteindre jusqu'à 20000 DA. En plus, ce sont les «anciennes» salles, qui ont acquis une certainenotoriété, qui sont les plus chères étant donné que certaines familles tiennenténormément au «prestige». Quant à la restauration, ce qui est admisc'est que le client fait les achats selon le nombre d'invités vérifié parrapport à celui des cartes d'invitations remises à l'entrée de la salle. Il està préciser que les clients ne font pas trop de calculs à ce niveau car, ilsconsidèrent que tout a un prix. Ils tiennent beaucoup plus à la sécurité de leursinvités. A ce sujet, le dernier cahier des charges pour la création d'une sallede fêtes exige de l'investisseur de réaliser une aire de stationnementsurveillée et ce, pour garantir la sécurité aux véhicules et aux nombreuxinvités. Pour les anciennes, c'est carrément la voie publique avec, cependant,une équipe de gardiennage de jour comme de nuit et le prix est inclus dans lafacture générale. Concernant le personnel exerçant au niveau de ces salles,souvent les serveuses et serveurs sont des étudiants qui ne ratent pasl'occasion pour arrondir leurs fins de mois. En somme, le créneau des salles des fêtes estde plus en plus porteur et un investissement de 3 millions de dinars peut êtreamorti en l'espace d'une seule saison.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com