
A l'instar de leurs collègues d'Alger et de Ghardaïa, les policiers de l'Ouest du pays sont sortis dans la rue pour scander leur ral-le-bol.Après Ghardaïa et Alger, c'était au tour des éléments de la police nationale d'Oran de manifester, hier, dans les rues de la ville. Cela dit, contrairement à leurs collègues des deux autres wilayas, dans la capitale de l'Ouest, ils n'étaient pas plus d'une soixantaine de policiers à battre le pavé. La manifestation s'est ébranlée vers 13h de Dar El Baïda, devant le siège de l'Unité républicaine de sécurité, pour se poursuivre jusqu'au siège de la sûreté de wilaya (quartier de Mediouni), en passant par le boulevard de l'ALN (Front de mer, centre-ville).Le cortège de policiers a manifesté dans le calme, sans qu'il n'y ait aucune anicroche. En face du siège de la centrale, les policiers contestataires se sont postés sur les bordures du quai du tramway, et le trafic de ce dernier n'a à aucun moment été perturbé. Les policiers n'avaient aucune banderole et ne scandaient aucun slogan. Ils se sont contentés d'organiser un sit-in silencieux. En vérité, il s'était surtout agi d'éléments des Unités républicaines de sécurité (URS) qui ont grossi les rangs de la manifestation.Ces derniers n'ont souhaité émettre aucun commentaire, ni faire aucune déclaration, à peine ont-ils laissé entendre que leurs revendications étaient les mêmes que celles de leurs confrères d'Alger et de Ghardaïa. «On ne désire pas s'exprimer dans la presse, on ne veut qu'une chose : parler à nos responsables !», nous dira l'un d'entre eux. Le chef de la sûreté de la wilaya d'Oran, entouré d'officiers, était sur le perron du central, et observait, de loin, la scène.Quant à la vox populi, si d'une manière générale la rue oranaise s'est montrée quelque peu «indifférente» à cet événement, certains Oranais ont exprimé ouvertement leur solidarité avec les policiers en rogne. «Ils ont raison de se révolter. Quand il y a une manifestation, ils ont toujours le mauvais rôle alors qu'en fait, ils ne font qu'obéir aux ordres. Pendant ce temps-là, les véritables oppresseurs, ceux qui décident de réprimer les foules, eux, sont dans l'ombre, et ne sont jamais inquiétés.»
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Akram El Kébir
Source : www.elwatan.com