Le pharaon qui fut noyé
Pour toutes ces raisons, Pharaon ne prit pas en considération les paroles de Musa. Il essaya de se moquer de lui, et voulut prouver sa force. Et il l’a refusé.
Dans le même temps, il essaya de présenter Musa et Harun comme des anarchistes et de les accuser d’avoir des arrière-pensées politiques. Finalement, personne au sein des proches de Pharaon n’obéit à Musa et à Harun, exceptés les magiciens, refusant donc la religion de vérité présentée à eux. C’est pourquoi Allah leur infligea tout d’abord quelques calamités. Les gens réduits en esclavage, que Pharaon exploitait. À la période du Nouvel Empire en particulier, les minorités vivant dans le pays étaient asservies en vue de réaliser d’ambitieux projets architecturaux. Les Enfants d’Israël faisaient partie de ces minorités. Dans la figure en bas, des esclaves œuvrant à la construction d’un temple sont vraisemblablement les Enfants d’Israël.
La figure du bas représente des esclaves, présumés encore être des Enfants d’Israël, en train d’accomplir des travaux préparatoires à la réalisation de projets de construction: il s’agit de la fabrication de briques, en faisant bouillir de la boue sur le feu, et de la préparation de mortier.
Les fléaux qui s’abattirent sur Pharaon et les siens.
La peste est dans tout le pays.
Le sang est partout.
Ipuwer Papyrus, chapitre 2,
Pharaon et son cercle étaient si profondément plongés dans leur polythéisme et leur idolâtrie, à savoir «la religion de leurs ancêtres», qu’ils n’envisageaient aucunement de pouvoir y renoncer.
Même les miracles accomplis par Musa ne suffirent pas à ébranler leurs superstitions. De plus, ils exprimèrent leur négation ouvertement:
Et ils dirent: «Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi.» (Surat al-A’raf: 132)
À cause de leur comportement, Allah fit s’abattre sur eux séparément plusieurs fléaux «surnaturels» (Surat al-A’raf: 133) pour leur faire goûter aux tourments de ce monde, précédant bien évidemment les tourments éternels de l’au-delà. Le premier malheur a consisté en une sécheresse et une raréfaction des récoltes. À ce propos, le Coran précise: Et Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des récoltes afin qu’ils se rappellent. (Surat al-A’raf: 130)
Les Égyptiens avaient basé leur système agricole sur le fleuve Nil et, par conséquent, ils n’étaient pas soumis aux aléas climatiques. Mais un désastre inattendu survint à cause de l’arrogance et de l’orgueil de Pharaon et de ses proches à l’égard d’Allah et de leur rejet de Son prophète. Ainsi le niveau des eaux du Nil se mit-il à baisser sérieusement, et les canaux d’irrigation issus du fleuve se montrèrent défaillants dans l’apport d’eau aux cultures. De plus, une extrême chaleur causa le dessèchement des récoltes. Les Égyptiens furent très ébranlés car ils considéraient le fleuve Nil comme étant infaillible. Cette sécheresse éprouva aussi Pharaon, qui avait pour habitude de s’adresser à son peuple en ces termes:
... Ô mon peuple! Le royaume d’Égypte ne m’appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds? N’observez-vous donc pas? (Surat az-Zukhruf: 51)
A suivre...
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com