Oran - Revue de Presse

Les Nations disparues



LE PEUPLE DE SABA ET L’INONDATION D’ARIM Le vocable «arim», qui apparaît dans l’expression «Sayl al-Arim», est une forme dérivée du vocable «arimen», utilisé dans le dialecte de l’Arabie du Sud, et qui signifie «barrage, barrière». Dans les ruines exhumées lors des fouilles menées au Yémen, ce mot est apparu utilisé dans ce sens dans de nombreuses inscriptions; par exemple, dans celles qui furent réalisées après la restauration du grand mur de Ma’rib en 542 et 543, sous l’ordre du roi éthiopien Ebrehe (Abraha), qui gouvernait aussi le Yémen, le mot «arim» est employé à plusieurs reprises pour désigner le barrage. C’est pourquoi l’expression «Sayl al-Arim» veut dire «une inondation désastreuse qui se produit après la rupture d’un barrage». Le verset: «Nous leur changeâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris» (Surat Saba: 16), décrit l’état du pays après la catastrophe. Après l’effondrement du mur, les canaux d’irrigation creusés par les Sabéens se trouvèrent également détruits. Par voie de conséquence, la région qui était, auparavant, semblable à un vaste jardin, se trouva transformée en une jungle. Et il n’y eut dès lors plus de fruits autres que ceux, semblables à des cerises, portés par de petits arbustes. L’archéologue chrétien Werner Keller, auteur de l’ouvrage Und Die Bible Hat Doch Recht (Le Livre saint avait raison), reconnut que l’inondation d’Arim s’était produite selon la description du Coran, et il écrivit que l’existence d’un tel barrage et la destruction du pays entier suite à son effondrement prouvent que l’épisode coranique relatif aux gens du jardin a bel et bien eu lieu. Après la catastrophe, la région devint peu à peu un désert, et les Sabéens perdirent la source essentielle de leurs revenus avec la disparition de leurs terres agricoles. Cette situation était une sanction pour l’ingratitude des gens et leur refus de croire en Lui. La société sabéenne commença à se désintégrer et les habitants de cette région abandonnèrent leurs demeures pour émigrer vers l’Arabie du Nord, La Mecque et la Syrie. La cité de Ma’rib, autrefois prospère et aujourd’hui à l’état de ruines, constitue sans nul doute un avertissement pour tous ceux qui répéteront les mêmes erreurs que les Sabéens. Les Sabéens n’ont pas été les seuls à être frappés par une inondation en guise de châtiment. Dans le Coran, la sourate al-Kahf rapporte l’histoire de deux hommes, propriétaires chacun d’un jardin. L’un d’eux possédait un jardin vraiment imposant et productif, semblable à ceux que détenaient les Sabéens. Pourtant, il commit la même faute qu’eux: il se détourna d’Allah. Il pensa pouvoir s’attribuer la paternité des bienfaits dont il jouissait, c’est-à-dire qu’il considéra être la cause de son propre bien-être: ... [il] dit alors à son compagnon, avec qui il discutait: «Je possède plus de bien que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan.» Il entra dans son jardin, coupable d’injustice envers lui-même [de par sa mécréance]; il dit: «Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l’Heure viendra. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes un meilleur lieu de retour que ce jardin.» Et sa récolte fut détruite, et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu’il y avait dépensé, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait: «Malheur à moi! Que je souhaiterais n’avoir associé personne à mon Seigneur!» Il n’y eut aucun groupe de gens pour le secourir contre la punition d’Allah. Et il ne put se secourir lui-même. (Surat al-Kahf: 34-36, 42-43)   A suivre...
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