La perfection du Prophète Mohamed (QSSL)
«Dieu - Exalté soit-il - a envoyé un grand nombre de Messagers qui se sont acquittés du devoir de la prédication à Dieu et qui se sont hérités les uns les autres la mission de guider la création et soutenir la vérité. Ils ont ainsi sauvé l’humanité de ses propres vices et lui ont fait connaître son Seigneur.
Mais Mohamed, par sa personnalité et par la nature de son Message, est l’Imâm des Prophètes. Il est, en vérité, le plus grand prédicateur à Dieu. Mais quel est donc le secret de cette grandeur? A quoi est due cette faveur manifeste ?Le secret réside dans le fait que le Messager Mohamed a reçu la responsabilité d’implanter dans les cœurs de ses contemporains une foi, dont l’implantation ne nécessite que des moyens admissibles par la capacité humaine. Il a réussi à accomplir cela sans avoir à changer la terre en autre chose qu’elle-même.
Et ce, contrairement à ce qui s’est passé avec Moïse par exemple, lorsque le Mont fut brandi au-dessus des têtes pour que les gens crussent en Dieu et souscrivissent à l’Alliance ! «Et quand Nous avons contracté une Alliance avec vous et brandi sur vous le Mont : ‹Tenez ferme à ce que Nous vous avons donné et souvenez-vous de ce qui s’y trouve afin que vous soyez pieux !»
Par ailleurs, tout comme notre Prophète était un humain entre ses disciples, il restait humain avec ses ennemis. Aucune force céleste ne s’est abattue sur eux malgré toutes les persécutions qu’ils lui ont fait subir.
Et ce, contrairement à ce qui s’est passé avec Moïse lorsque Dieu châtia ses ennemis d’un châtiment implacable, les transformant en singes et en porcs :
Il ne faut néanmoins pas croire que la vie du Messager est dépourvue de miracles. Non. Car les missions prophétiques sont nécessairement mêlées à des miracles, dans grand nombre de leurs manifestations. L’important est que l’établissement de la foi dans les cœurs des croyants et l’élimination du vice chez les âmes rebelles soit essentiellement dû au facteur humain, symbolisé par cet être qui, dans son corps et dans son âme, est accompli de tous les éléments constituant la perfection humaine, par cet être dont la personnalité est l’ultime stade auquel peuvent prétendre les héroïcités de la pure nature primordiale humaine. Ses disciples figuraient ainsi parmi les gens qui lui vouaient l’amour le plus intense, car il était digne de tout amour. Ses ennemis figuraient parmi les gens qui éprouvaient pour lui la plus respectueuse des craintes, car ils savaient qu’ils étaient face à une épopée qu’il était difficile de cerner et contre laquelle il leur coûtait de comploter. Quant à lui, il était dans son amour des croyants, plein de sollicitude et de compassion. Son noble esprit était la source lustrale et intarissable de sentiments bouillonnants embrassant à la fois les premiers et les derniers de sa Communauté, ceux qu’il a vus et ceux qu’il n’a pas vus. Ses Compagnons l’entendirent un jour dire : «J’aimerais tellement voir nos frères». Ils demandèrent : «Mais ne sommes-nous pas tes frères, ô Messager de Dieu ?»
Il répondit: «Non, vous, vous êtes mes Compagnons. Nos frères sont ceux qui ne sont pas encore venus». Quel amour est-ce là, se projetant ainsi sur des époques ultérieures, pour s’unir aux cœurs d’hommes appartenant encore au monde de l’Inconnu ? Quant à ses ennemis, il nous suffira, pour montrer la pureté de son cœur, de rappeler qu’Ibn Oubayy - celui-là même qui attenta à l’honneur du Messager en calomniant son épouse - fut enveloppé, le jour de sa mort, dans la toge du Messager, en guise de linceul. Par ailleurs, le Prophète magnanime n’objecta nullement à demander pour lui le pardon auprès de Dieu, jusqu’à ce qu’il reçût l’ordre de cesser ses supplications... « Telle est la première chose qui distingue Mohamed en tant qu’être humain. La seconde chose est naturellement la révélation que Dieu lui a choisie. Cette révélation inclut la religion dans son ensemble, de toute éternité... Le Noble Coran rassemble ainsi tout ce qu’il faut savoir sur Dieu et sur Sa Pureté de tout ce qui ne correspond pas à Sa Majesté. Le discours sur le Coran peut s’avérer long à ce sujet.
La fin de la sourate 18, la Caverne, fait mention de ces deux éléments qui distinguent le Prophète : «Dis : ‹Je ne suis qu’un être humain comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration rien d’autre à son Seigneur».
Le Coran a clarifié les sages raisons pour lesquelles le Messager a été un homme, non un Ange : cela revient au fait que l’humanité a besoin d’un individu auprès duquel il lui sera aisé de s’instruire et derrière lequel il lui sera aisé de cheminer.
«Dis : «Gloire à mon Seigneur ! Ne suis-je qu’un être humain Messager ?» Et rien n’empêcha les gens de croire, quand le guide leur est parvenu, si ce n’est qu’ils disaient : «Dieu envoie-t-Il un être humain Messager ?»
Dis : «S’il y avait sur terre des Anges marchant tranquillement, Nous aurions certes fait descendre sur eux du ciel un Ange Messager».
La place de l’imitation dans la vie du Messager est apparente.
C’est par son imitation que les piliers pratiques de l’Islam - la prière, le jeûne, le pèlerinage - nous sont parvenus. C’est en l’aimant et en suivant ses traces que parmi les Compagnons ont surgi des hommes dont le monde n’a pas vu d’équivalent.
Cheikh Mohamed El Ghazali
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com