Le déluge de Nuh
La localisation du déluge de Nuh
Les plaines mésopotamiennes sont souvent citées pour avoir probablement été le théâtre du déluge. Cette région du monde est le berceau des plus anciennes civilisations connues. De plus, étant située entre le Tigre et l’Euphrate, cette région géographique est sujette à des risques d’inondations. Le déluge a ainsi pu comporter un débordement simultané de ces deux fleuves.
La seconde raison de la probable localisation du déluge dans cette région est historique. En effet, des écrits provenant de plusieurs civilisations de la région mentionnent l’occurrence d’un déluge contemporain à ces civilisations. Ayant été témoins de ce grandiose événement et de l’éradication du peuple de Nuh, les gens de cette époque ont ressenti le besoin de consigner par écrit les détails de ce cataclysme et de ses conséquences. Il est un fait connu que la plupart des légendes relatives au déluge sont d’origine mésopotamienne. Mais ce qui est plus important pour nous, ce sont les découvertes archéologiques. Celles-ci montrent en effet qu’un déluge de grande envergure a frappé cette région. Comme nous le verrons en détail dans les pages qui suivent, ce déluge a suspendu le cours de la civilisation pendant un certain temps. Dans les excavations, les traces apparentes d’un tel sinistre ont été mises à jour.
Ces excavations montrent que la Mésopotamie a subi au cours de son histoire divers désastres consécutifs à des déluges et aux crues du Tigre et de l’Euphrate. Par exemple, il y a environ 4000 ans, au temps de Ibbi-Sin, qui gouvernait la nation de Ur située au sud de la Mésopotamie, une année est connue comme «venant après un déluge qui avait anéanti les frontières entre les cieux et la terre».1 Vers 1700 avant Jésus-Christ, au temps du babylonien Hammourabi, une année est connue comme étant celle où s’était produite la catastrophe de «la destruction de la cité d’Eshnunna par un déluge».
Au 10ème siècle avant Jésus-Christ, au temps du roi Nabu-mukin-apal, un déluge s’abattit sur la cité de Babylone.2 Aux 7ème, 8ème, 10ème, 11ème et 12ème siècles de l’ère chrétienne, d’importants déluges frappèrent la même région. Et au 20ème siècle, ces catastrophes se renouvelèrent en 1925, 1930 et 1954.3 Il est donc clair que la région a toujours été sujette aux calamités causées par les eaux et, comme il est indiqué dans le Coran, il n’est pas impossible qu’un sinistre plus important que les autres ait pu anéantir tout un peuple.
 Les preuves archéologiques du déluge de Nuh
Une illustration représentant le déluge de Nuh
Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui nous découvrions les traces des communautés dont le Coran nous dit qu’elles ont été détruites. L’archéologie vient confirmer le fait que plus une communauté disparaît brusquement, plus il est probable que nous puissions exhumer certains de ses vestiges.
Dans le cas de la disparition soudaine d’une civilisation, par exemple suite à un cataclysme naturel, ou à un exode massif pour cause de guerre, les traces de la civilisation en question pourront être bien mieux préservées. Les maisons et les outils de la vie quotidienne sont en effet recouverts par la terre en un laps de temps assez court; ils se trouvent ainsi préservés pour de très longues périodes, non altérés par la main des hommes, et ils fournissent des renseignements abondants sur le passé lorsqu’ils sont mis à jour par les archéologues. C’est ainsi que de nombreuses traces du déluge de Nuh ont été découvertes de nos jours. On estime que cette catastrophe remonte environ au 3ème millénaire avant Jésus-Christ, toute une civilisation a disparu brutalement et plus tard une toute nouvelle civilisation a vu le jour à sa place. Les preuves du déluge ont donc été préservées pendant des milliers d’années, pour nous servir d’avertissement.
Nombreuses ont été les recherches menées dans les plaines de Mésopotamie afin d’en savoir plus sur le déluge. Ainsi, les vestiges de quatre grandes cités ont permis de révéler les traces de ce qui a été une inondation majeure. Ces cités étaient les plus grandes de Mésopotamie: Ur, Erech, Kish et Shuruppak.
Ces quatre villes auraient été submergées par les eaux vers le 3ème millénaire avant Jésus-Christ.
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Examinons d’abord le cas des fouilles menées dans la cité d’Ur.
Les plus anciens vestiges d’une civilisation mis à jour lors des fouilles menées dans cette cité, sur laquelle est bâtie la ville actuelle de «Tell al-Muqayyar», remontent à près de 7000 ans avant Jésus-Christ. Plusieurs cultures se sont succédées dans cette région où diverses populations se sont installées au cours de l’histoire.
Les archéologues ont réussi à montrer qu’une rupture de civilisation s’est produite suite au déluge, et qu’ensuite de nouvelles civilisations ont émergé plus tard. R.H.Hall, du British Museum, a entrepris les premières fouilles en ce lieu. Leonard Woolley, qui assuma la direction des fouilles après Hall, dirigea des recherches communes entreprises conjointement par le British Museum et l’Université de Pennsylvanie. Les fouilles conduites par Woolley, et qui eurent un retentissement mondial, durèrent de 1922 à 1934.
A suivre...
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com