Oran - Revue de Presse

Les médecins généralistes veulent un salaire de 80.000 dinars



Un salaire de 80.000 dinars et 25 ans de services, telles sont les principales revendications exprimées, hier, lors de la rencontre régionale organisée à l'ITSP d'Oran par le Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP). Cette rencontre, qui a regroupé près de 70 adhérents en provenance de 12 wilayas de l'ouest et du sud-ouest du pays, entre dans la cadre d'une série de conclaves organisés par ce syndicat et qui auront lieu très prochainement à Constantine, Alger et Ouargla. Ces revendications s'inscrivent également dans le cadre de l'enrichissement du projet de statut du médecin généraliste, un texte qui viendrait remplacer l'ancien datant de 1991 et considéré par ce corps médical d'obsolète. Dans son intervention, le président du bureau national du SNMGSP a rappelé que son syndicat a été le premier à proposer à la tutelle, à savoir le ministère de la Santé, un projet de statut, qui a été repris presque intégralement dans la mouture exposée au débat et à l'enrichissement. Aussi, un cycle de négociations a été entamé en mars 2004, et la dernière réunion entre les représentants syndicaux et la tutelle a permis de déblayer le terrain et de fixer les grands axes de ce statut, au même titre que l'ensemble des autres corps de la fonction publique. La dernière réunion autour de cette question a eu lieu en février dernier et a abouti à l'installation d'un groupe mixte, et ce conformément à l'instruction du chef du gouvernement. Lors d'un point de presse, M. Benchiheb exposera les motifs de ces revendications en argumentant que pour le salaire de 80.000 dinars, il s'agit d'une préoccupation légitime, étant donné le fait que certains corps médicaux de base ont vu leurs salaires augmenter, la différence de salaire s'étant réduite pour atteindre les 1.000 dinars, alors que la corporation des médecins généralistes demeure la cheville ouvrière du système national de santé publique. Concernant le régime indemnitaire, qui comprend les indemnités de suggestion, de qualification, de documentation, de grade et de contagion, le SNMGSP estime qu'il est caractérisé par des injustices telles les restrictions et la sélection. En clair, ce que veulent les médecins généralistes est de se voir attribuer le rang de cadres supérieurs. Concernant la retraite après 25 ans d'exercice - au lieu de 32 -, au SNMGSP on estime que cette profession devient plus stressante à partir d'un certain âge, d'où les risques en matière de diagnostic de la maladie et de la prescription médicale. Pour le premier responsable de ce syndicat, «il est inacceptable de recruter un médecin en tant que contractuel ou dans le cadre du préemploi où du filet social; c'est une humiliation et une insulte». Ce dernier dira qu'une grille de salaires sera proposée en juin prochain par la ministère et sera proposée de nouveau à la base pour discussion. Pour mieux justifier leurs doléances, notamment les augmentations salariales, le représentant syndical reviendra sur les conditions difficiles d'exercice des médecins généralistes, notamment au niveau des points de garde où aucune protection n'est assurée. A titre d'exemple, pour Oran, 16 points de garde périphériques ne sont pas sécurisés. A propos du préavis de grève déposé par le SNPSP pour le début du mois prochain, les responsables du SNMGSP disent ne pas être concernés, car ils n'ont à aucun moment été associés à cette démarche.
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