Photo : M. Hacène
L'eau et le feu, ennemis jurés et ennemis communs de l'homme qui se retrouve toujours dans l'incapacité de lutter contre les catastrophes en l'absence de plans et de moyens adéquats. L'intensité des pluies et leur durée, conjuguées à toutes les anomalies en matière d'évacuation des eaux, peuvent provoquer des drames, comme cela a souvent été le cas jusqu'ici. En octobre dernier, les inondations survenues à El Bayadh ont fait plus 13 victimes, selon un bilan officiel. L'apocalypse a été vécue par les habitants qui ont assisté, impuissants, au débordement de l'oued Deffa dont les eaux en furie ont tout emporté sur leur passage. Trois ans plus tôt à Ghardaïa, à la même période (1er octobre 2008), des inondations ont fait 43 morts, dont 15 femmes, 4 disparus et 86 blessés. Les pluies diluviennes ont sévi pendant plus de quarante-huit heures au nord de ce département. En amont, elles ont trouvé comme réceptacle des oueds, puis de là, les eaux ont déferlé et débordé, emportant tout sur leur passage dans huit communes sur treize, dont celle du chef-lieu de Ghardaïa. Victime de sa topographie et d'une urbanisation accélérée, la vallée du M'zab, composée de quatre communes (Daya Ben Dahoua, Ghardaïa, Bounoura et EL Atteuf), a été la zone la plus affectée par ces intempéries et où des habitations illicites ont été érigées à même le lit mineur de l'oued M'zab qui serpente la région. Quelque 12 439 habitations ont été classées vert-2, 5 370 autres orange-3, 28 012 classées orange-4 et 3 550 rouge-5 par les services de contrôle technique de la construction (CTC) à la suite à d'une expertise effectuée au lendemain des inondations. Un programme de 3 000 logements ruraux financés par les pouvoirs publics, pour répondre adéquatement aux conséquences des inondations, a été décidé. Le risque d'inondations plane sur de nombreuses régions du pays. En mai 2001, de fortes crues ont touché les wilayas de Tiaret, de Batna et de Bouira, causant la mort de 13 personnes et faisant d'énormes dommages matériels. L'une des catastrophes, dont le souvenir est indélébile, est certainement celle de Bab El Oued, des inondations spectaculaires survenues il y a dix ans, qui sont toujours dans nos mémoires, et qui ont montré, si besoin est, l'incompétence des pouvoirs publics et leur laxisme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.latribune-online.com